Critique Off - OU VONT LES LARMES QUAND ELLES SECHENT - Réparer les vivants

Il déboule tout sourire, casque de vélo sur la tête, sac au dos, chemise colorée.
Lui c’est Jean, 36 ans. A la suite d’un tragique accident -une nuit où il a manqué six minutes pour sauver un enfant- alors qu’il était médecin urgentiste, ses yeux se sont asséchés, mais pas son cœur. Il est devenu généraliste, ou comme on dit "médecin de famille". Il nous embarque à ses trousses dans un quotidien fait de malades et de destins, de petits bobos et de grands drames. C’est un cancer qui grignote Josette, féministe de caractère qui ne perd pas pour autant sa vivacité, c’est un problème d’érection qui perturbe ce couple, c’est des corps et des âmes à soigner, bichonner, consoler, réparer. Jean le fait tel un petit soldat, vaillant, le sourire aux lèvres, l’énergie en bandoulière et les bras grand ouverts. Régis Vallée (fidèle acteur d’Alexis Michalik et metteur en scène) est l’épatant interprète de ce seul-en-scène délicat, émouvant et souvent drôle, adapté du roman à succès de Baptiste Beaulieu. L’acteur déborde d’humanité. Habilement mis en scène par Léna Bréban, il incarne un à un tous ceux qu’il accompagne, se métamorphosant au moyen d’un accessoire, un vêtement, une perruque, piochés dans un meuble aux mille tiroirs et regorgeant de trésors. Et parfois il prend sa guitare et pousse la chansonnette, invitant le public à le rejoindre. C’est un petit bijou de tendresse, un moment volé à la noirceur du monde. La petite salle du Théâtre des Béliers est pleine, mais tentez votre chance, vous ne le regretterez pas.
Nedjma Van Egmond
Dans le Off
Lui c’est Jean, 36 ans. A la suite d’un tragique accident -une nuit où il a manqué six minutes pour sauver un enfant- alors qu’il était médecin urgentiste, ses yeux se sont asséchés, mais pas son cœur. Il est devenu généraliste, ou comme on dit "médecin de famille". Il nous embarque à ses trousses dans un quotidien fait de malades et de destins, de petits bobos et de grands drames. C’est un cancer qui grignote Josette, féministe de caractère qui ne perd pas pour autant sa vivacité, c’est un problème d’érection qui perturbe ce couple, c’est des corps et des âmes à soigner, bichonner, consoler, réparer. Jean le fait tel un petit soldat, vaillant, le sourire aux lèvres, l’énergie en bandoulière et les bras grand ouverts. Régis Vallée (fidèle acteur d’Alexis Michalik et metteur en scène) est l’épatant interprète de ce seul-en-scène délicat, émouvant et souvent drôle, adapté du roman à succès de Baptiste Beaulieu. L’acteur déborde d’humanité. Habilement mis en scène par Léna Bréban, il incarne un à un tous ceux qu’il accompagne, se métamorphosant au moyen d’un accessoire, un vêtement, une perruque, piochés dans un meuble aux mille tiroirs et regorgeant de trésors. Et parfois il prend sa guitare et pousse la chansonnette, invitant le public à le rejoindre. C’est un petit bijou de tendresse, un moment volé à la noirceur du monde. La petite salle du Théâtre des Béliers est pleine, mais tentez votre chance, vous ne le regretterez pas.
Nedjma Van Egmond
Dans le Off
Où vont les larmes quand elles sèchent, de Baptiste Beaulieu, mise en scène et adaptation Léna Bréban, avec Régis Vallée. Béliers, 53 rue du Portail Magnanen 84000 Avignon, 04 90 82 21 07, à 12h35