LA COLLINE

Littoral
texte et mise en scène de Wajdi Mouawad
du 7 au 18 juillet 2020, relâche les 12 et 14 juillet
Apprenant la mort de son père, une jeune personne troublée recherche un lieu de paix pour enterrer son corps. Elle décide alors de lui offrir une sépulture dans son pays natal. Mais ce coin du monde est dévasté, les cimetières sont pleins et les proches de son père rejettent sa dépouille. Lors de ce périple, elle fera la rencontre de Simone, une fille en colère qui elle aussi a dû affronter un deuil, et de nombreux autres jeunes gens de leur âge. Sur leur chemin, ils devront éprouver la réalité les uns des autres et faire en sorte que ce père devienne le symbole de l’être cher perdu par chacun.
Littoral a été créé en 1997 par une bande d’amis comédiens trentenaires, traversés par nombre de questions liées à l’existence. Vingt ans plus tard, la nouvelle génération partage les mêmes angoisses quant à l’amour, la peine, la peur, la mort, d’autant plus face à la situation inédite que nous vivons. Ainsi, la création 2020 met toujours en lumière la préoccupation d’une génération à l’égard d’une autre, cette fois à travers deux équipes, l’une majoritairement féminine, l’autre principalement masculine.

Mes frères
texte Pascal Rambert 
mise en scène Arthur Nauzyciel
du 25 septembre au 21 octobre 2020 au Grand Théâtre
Une maison dans les bois abrite quatre frères : Pascal, Adama, Frédéric, Arthur, ils sont bûcherons ou menuisiers. Mais il y a aussi Marie, la servante. Leurs désirs, leurs pensées, leurs mots convergent vers Marie, celle qui radicalement affirme sa liberté. Ils feulent, brament, braient, ils déplient leurs fantasmes et leurs nuits. Rêvent-ils ? Elle, reprenant le pouvoir sur les hommes ira jusqu’à la dévoration. 
Mes frères évoque le désir masculin virant à l’obsession,  l’isolement, la frustration et la brutalité des hommes à l’encontre de la nature, et de l’ensemble des vies qui la constitue. Comme une fable, un poème animiste ou encore un rituel amoureux, Mes frères dit cette soif dévorante, fuyante ligne de vie.

Vivre !
un spectacle de Frédéric Fisbach
inspiré du Mystère de la charité de Jeanne d’Arc de Charles Péguy
du 29 septembre au 25 octobre 2020 au Petit Théâtre
Vivre ! dit l’agonie, la mort pour dire l’amour de la vie.
F. est metteur en scène, il meurt en 2020 quelques semaines avant le début des répétitions du Mystère de la charité de Jeanne d’Arc de Charles Péguy. Six ans plus tard les actrices décident de reprendre le projet. La mère de F. assiste dans son coin aux répétitions.
Qu’est-ce qui poussent ces femmes à reprendre le projet, à plonger dans les carnets de travail de F. ? En cette année 2026 le chaos est partout, écologique et social. La question qui semblait déjà tarauder F., elles la reprennent à leur compte : le monde dans son urgence à se sauver a-t-il besoin d’une parole poétique ? A-t-il besoin de cette ode de l’insoumission et de l’espoir absolu, adressé du bord du gouffre ?
Soudain, un cataclysme se produit et tue tout. Les fantômes prennent la parole. La mère de F. semble être la dernière survivante qui erre dans les ruines du théâtre. Devenant spectatrice presque inconsciente d’une parole poétique qui refuse d’abdiquer, se pose alors le choix de notre propre mort, donc de notre vie.

Les Étoiles
texte et mise en scène Simon Falguières
du 10 novembre au 4 décembre 2020 au Petit Théâtre
Ezra est un jeune poète, il vit avec ses parents et son oncle Jean dans une maisonnette de crépi, dans un petit village où toutes les maisons sont les mêmes. L’oncle Jean, c’est aussi l’idiot du village, il peint des figures de bois qu’il nomme « Madame le soleil » ou « Monsieur la mer » ou « Madame la guerre » ou « Madame la poésie ».
Un jour, la mère d’Ezra meurt. Toute la famille prépare les funérailles, l’oncle Jean construit le cercueil, le père jardinier arrange les fleurs, mais il revient à Ezra d’écrire l’éloge funèbre. Le jour venu, le jeune poète perd ses mots et l’oraison funèbre devient un grand silence. Sarah, une voisine qui aime Ezra, lui offre un oiseau noir. L’oiseau ne chante pas le jour, ne chante pas quand la nuit est noire. L’oiseau ne chante que sous le ciel étoilé. Ezra décide qu’il est temps de  quitter ses proches et part dans la nuit du monde.

L’Odyssée. Une histoire pour Hollywood - annulé
un spectacle de Krzysztof Warlikowski
d’après Homère et Hanna Krall avec la collaboration de Wajdi Mouawad
du 21 au 29 novembre 2020 au Grand Théâtre
L’Odyssée, cette tentative de rentrer chez soi, s’est achevée pour l’histoire européenne dans l’indicible des camps d’extermination. En ces lieux sans noms s’est éteinte l’oralité offerte à cette même Europe par celui que nous appelons aujourd’hui Homère. Ce n’est donc pas un hasard si Krzysztof Warlikowski ressent le besoin d’offrir au public une Odyssée. La politique ultra conservatrice du gouvernement polonais en place, fondée sur une intolérance qui refuse de dire ses noms, homophobie, racisme, nationalisme, oblige cet artiste à prendre soin de ceux parmi ses concitoyens qui cherchent à résister contre la brutalité amnésique visant à déformer l’Histoire.
Dans cette Odyssée cependant, à la manière si particulière de Krzysztof Warlikowski et de son équipe, il s’agira davantage du voyage d’Izolda que de celui d’Ulysse. Izolda est une héroïne de l’Histoire qui, dans les années quarante, prête à tout pour retrouver son mari enfermé dans un camp, s’est elle-même fait déporter. Des années plus tard, dans l’espoir de voir réalisé le film de sa vie, imaginant même Elizabeth Taylor jouant son personnage, elle raconte son histoire à Hanna Krall qui en fait un roman, Le Roi de coeur. 
Odyssée. Scénario pour Hollywood empruntera autant à Homère qu’à Hanna Krall et aux textes du XXe siècle pour ouvrir des brèches poétiques à partir de ce rêve non réalisé, ce fantasme resté lettre morte.

Sœurs
texte et mise en scène Wajdi Mouawad
du 8 au 23 décembre 2020 au Grand Théâtre
Montréal – Ottawa. D’où vient cette tempête qui paralyse le trafic et tourmente les coeurs ? Neige crissante, route glissante. Au volant de sa Ford Taurus, Geneviève Bergeron est assaillie par l’émotion qui s’engouffre dans les interstices de sa conscience et dégèle ses larmes. « Je ne suis qu’une chanson… » Mais qu’est-ce qui l’émeut comme ça ? Ce ne sont pas les mots de Ginette Reno à la radio. Ce ne sont pas les élans pathétiques de la chanson qu’interprète la diva québécoise. Non. C’est le constat d’une absence. L’absence d’un essentiel et les manques enfouis, les sens oubliés et les sentiments tus. Ce que Geneviève ne sait pas encore, c’est que ce choc émotif annonce la collision, qui surgira avec un autre corps solitaire sorti du brouillard : une collision qui fera de ces deux êtres féminins les réceptacles de la grande Histoire, de ses violences et de la manière avec laquelle l’intimité des êtres parvient à tenir tête aux brutalités du temps. Sœurs est le deuxième volet du cycle Domestique initié en 2008 avec le spectacle Seuls. Le troisième volet, Mère, sera créé à La Colline en 2021.

Le Petit Poucet
d'après le conte de Charles Perrault
texte et mise en scène Simon Falguières
du 9 au 20 décembre 2020 au Petit Théâtre
Sur la table de la cuisine, la mère donne naissance à six enfants. Le père se félicite de la beauté de ces derniers. Le septième, celui qu’on appelle le Petit Poucet, est minuscule, tout gris et ne parle pas. Quand la famine vient cogner à la porte de la cuisine, les parents s’y prennent à deux fois pour perdre leurs enfants dans les bois. Le Petit Poucet guide alors ses frères vers la petite maison d’or et d’argent qui brille au loin. C’est la maison de l’ogre mangeur d’enfants... Sur une table de bois, un monde merveilleux se construit et se déconstruit autour des deux  parents qui se métamorphosent en deux ogres bouffons. Le Petit Poucet guide les enfants spectateurs et nous apprend comment, sous la nuit étoilée, l’enfant différent ramène la couleur et la musique des mots dans la maison de terre.

Pratique


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