HEXAGONE SCENE NATIONALE ARTS SCIENCES

¿ Que vola ? 
Jazz Rumba
1er octobre
¿ Que vola ?  Quoi de neuf ?  aiment se dire les Cubains en guise de salutations, si bien que l’expression est devenue un gimmick dans l’espagnol fort musical qu’on parle sur l’île. ¿ Que Vola ? c’est aussi le nom donné à ce projet musical inédit initié par Fidel Fourneyron.
Après plusieurs visites à La Havane, le jeune tromboniste déjà incontournable de sa génération, s’est épris de la rumba, faite de chants et de percussions propices à l’improvisation. Il relève le défi de mêler la fine-fleur du jazz actuel au monde des musiques de transe afro-cubaines. Pour cela, il rassemble un septet français de jazz et trois percussionnistes cubains, trois piliers du jeune orchestre cubain Osain del Monte, brillant rénovateur de la tradition havanaise.
« Quoi de neuf, les gars ? » Ensemble, ils vont plonger les chants traditionnels yorubas et les rythmes de la rumba dans la saveur de l’inédit.
Une ouverture de saison en big band festif !

Je ne suis pas un spectacle
CLOWN
À partir de 12 ans
2 et 3 octobre
« Quand je m’habille en clown je n’invente rien, c’est juste moi tout apprêtée à ne pas faire semblant d’être à ma place : la liberté, quoi ! »
— Roseline Guinet
Mais qui est donc Madame Françoise ? Clown, jongleuse et musicienne, elle a perdu la mémoire, tout oublié, elle n’a plus d’argent et elle veut s’échapper d’un monde où tout est devenu spectacle. Elle entre dans un théâtre, il y a un toit, on n’y est pas tout seul. Tapi derrière un rideau, le texte se précipite sur elle, et des mots, des phrases l’entraînent dans le tourbillon de ses souvenirs. Elle va remonter le fil de sa vie, ses enfants, ses voyages, ses découvertes, ses désirs de chants et de cabaret, jusqu’à oublier l’espace où elle est. Elle s’envole. La cape au vent, son corps libre est animé de mouvements insolites, il redessine l’espace. Les mots, elle jongle avec, elle les dompte, elle en fait des figures. Mais qui va là ? Une musique, d’abord lointaine comme un mirage, se rapproche. Tel un corps étranger, d’abord elle bouscule Madame Françoise puis épouse harmonieusement son récit. Elle est un langage universel qui réunit deux solitudes dans un seul chant à deux voix.
Le théâtre est devenu un passage secret qui abolit tous les temps et tous les espaces à traverser. Ici on peut danser et chanter, on peut encore se réfugier.

L’instrumentarium
musique vidéo
9, 12 et 26 octobre
Dans le cadre de la résidence à l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences initiée et financée par le Département de l’Isère, dans le cadre des scènes ressources, Lionel Palun a imaginé avec Jérôme Noetinger un instrumentarium d’images et de sons qui nous permet d’entrer dans le monde de « l’image vivante ». La lumière crée du son, le son crée de l’image, la mécanique crée du son, l’informatique avancée retraite l’ensemble et génère l’image vivante. Toute manifestation sonore ou visuelle vient du geste et de l’écoute. C’est à partir de cet instrumentarium que nous imaginons nos projets d’action culturelle autour de l’œuvre de Lionel Palun. Nous étions au collège des Buclos pendant la saison 18/19 pour une résidence exceptionnelle avec l’équipe pédagogique et l’ensemble des élèves !
Ainsi, nous vous proposons d’explorer de manière approfondie cet instrumentarium, d’exercer vos yeux, vos oreilles et vos mouvements à l’usage de « l’image vivante » à partir de leur élément commun : la vibration. Créez ensemble un orchestre audio-visuel improbable que vous soyez musicien ou non !

Langues de feu, lames de fond
Danse
10 et 11 octobre
« De la révolte intime à la protestation publique, le feu des révolutions arabes s’est propagé, mais l’espoir immense a laissé la place au chaos ; un pays à feu et à sang, alors des milliers d’hommes se jettent à l’eau. » — Lucie Depauw
En deux poèmes documentaires chorégraphiques et plastiques, entre corps politique et expression symboliste, à travers deux éléments que sont le feu et l’eau, Christian Ubl porte un regard incisif sur les révolutions arabes et le phénomène des migrations. Le feu supplicie et l’eau engloutit. Au premier répond la seconde.
Langues de feu est un solo interprété par Christian Ubl autour de l’acte de désespoir d’un homme, son geste ultime devenant un acte politique qui initie un changement. Porté au plateau par une voix féminine, le texte de Lucie Depauw est mis en friction avec Le Sacre du printemps d’Igor Stravinsky. En contrepoint, Lames de fond sur une musique créée par Fabrice Cattalano. Sandrine Maisonneuve et Christian Ubl y donnent à voir et à entendre l’histoire d’un homme et de sa fille traversant la Méditerranée, mettant ainsi des visages sur les chiffres qu’on nous assène dans les médias jour après jour à propos des naufragés ! La représentation des corps fragilisés mais déterminés qui tentent de rejoindre une terre d’espoir au péril de leur vie, pour nous parler d’actualité et d’humanité !

Chroniques d’une ville qu’on croit connaître
Théâtre
en arabe syrien surtitré
mardi 15 et mercredi 16 octobre
La ville dont il est question est Damas en Syrie où vivait Wael Kadour. À l’aube de la révolution, une nuit d’été 2011, une jeune femme se suicide. À partir de cette histoire intime et vraie, et sans documenter l’événement, la pièce pose une question : pourquoi ? Pourquoi cette jeune femme appelée Nour dans le spectacle, commet-elle ce geste définitif alors que la révolution se met en marche et avec elle l’espoir de jours meilleurs ? La pièce évoque la réalité syrienne et les tensions sociales qui traversent le Moyen-Orient. Elle met en lumière la violence intrinsèque d’un système politique, économique, religieux instauré et perpétué depuis des décennies. Une violence exercée quotidiennement, tant dans la sphère privée que publique. L’écriture du texte, à la fois délicate et incisive, est formidablement portée au plateau par six comédiens qui donnent vie aux différents personnages, parents, amie, infirmière, journaliste, agents… Au fil de la narration, dans un espace scénique se jouant des frontières, accompagnés d’une création sonore reliant passé et présent, ils dévoilent en creux l’histoire de Nour — lumière en arabe !

Olena Uutai
musique
17 octobre 
Originaire de la ville de Yakutsk, République de Sakha (Yacoutie) en Russie, Olena Uutai est internationalement reconnue comme une artiste d’inspiration chamanique, virtuose de la guimbarde khomus.
En Yacoutie, on considère que cette guimbarde entièrement forgée à la main peut traduire les sentiments d’une personne en imitant les sons de la nature, le chant des oiseaux, le hurlement du loup, le hennissement du cheval… Cette connaissance, elle la doit à sa conception du monde, proche des traditions sibériennes, qui repose sur l’idée de l’harmonie et de l’unité de la nature. Elle crée et improvise avec sa guimbarde, ses percussions et la richesse des sons de la nature.
Ses pièces ondulent d’un rythme à un autre, en allant crescendo vers une forme de transe qui tient de la prière chamanique.
Un spectacle rare et surprenant… une ode à la vie !

Mo
THÉÂTRE - MUSIQUE - VIDÉO
À partir de 7 ans
Mercredi 6 au vendredi 8 novembre
Mo poursuit un rêve, un rêve qui prend la forme d’un voyage !
Nous le suivons dans son périple qui démarre en Afrique subsaharienne et l’amènera jusqu’en Europe. Ce récit, construit à partir d’événements réels — Marie Vauzelle anime des ateliers auprès de mineurs étrangers isolés depuis 2015 — prend la forme au plateau d’un film muet joué et construit en direct, bruité et mis en musique à vue. Mo en est le personnage principal, un personnage tout droit sorti d’un conte, inspiré de Charlie Chaplin dans un univers poétique et magique à la Georges Méliès.
Des artistes de disciplines différentes — acrobatie, danse, graphisme, musique et vidéo — racontent sous forme de tableaux mêlant théâtre et cinéma, le voyage du jeune Mo dans un monde hostile : ses rencontres, douloureuses ou heureuses, une fille ! Mais le bonheur est-il possible, dès lors que le corps est empêché de traverser des espaces, des territoires, des frontières — les mêmes que d’autres traversent pour les vacances ? Dans l’urgence d’un récit en mouvement, avec des matériaux humbles se révèle l’exil d’un corps contraint au plateau, et à l’écran la fragilité d’une silhouette toujours menacée d’effacement et de silence. Faisant la part belle à l’image et à l’onirisme, ce spectacle poétique et politique est à partager avec les petits et les grands !

Et autres chants d’oiseaux
Musique
Mercredi 13 novembre
Ce projet s’inspire de chants d’oiseaux de toutes natures mais également d’œuvres de compositeurs inspirées par les oiseaux (Stravinsky, Mozart, Debussy, Messiaen, Charlie Parker, Oum Kalsoum…) en les décomposant et recomposant librement. Il réunit six musiciens compositeurs et improvisateurs : le trio de La Forge et trois musiciens invités.
Nul besoin d’être spécialiste pour apprécier un chant d’oiseau, ou s’étonner de la phrase d’un merle noir ou d’un rossignol. La nature nous ouvre les oreilles, elle est une voie royale pour accéder aux musiques les plus insolites. L’oiseau, par ses chants spontanés aux multiples variations, libres de toute esthétique, incarne la musique à l’état sauvage.
Cette création musicale puise aux sources même de ce matériau. Trois ornithologues réputés ont nourri les démarches du groupe : Jean Roché, pionnier du genre, qui a écouté et transcrit les chants d’oiseaux avec Olivier Messiaen, Pierre Palengat, spécialiste de la prise de son et de la vie des oiseaux, et Bernard Fort, musicien et ornithologue qui travaille depuis longtemps sur la musique électro-acoustique en espace naturel. Ce nouveau sextet est construit dans un souci de cohérence orchestrale et d’ouverture sur une palette sonore aux couleurs contemporaines très variées, dans les compositions originales comme dans l’improvisation.

Hippolyte
Théâtre
samedi 16 novembre
De la Grèce antique, l’auteur reprend l’infernal trio : le père Thésée, le fils Hippolyte et la nouvelle épouse du père, Phèdre. Sa volonté est de montrer sur la scène des corps en proie à la violence du Désir et aux jeux du Pouvoir. Pour nourrir son drame, il s’attache à montrer le massacre de l’innocence personnifiée ici par Hippolyte, sourd à l’amour, fuyant les intrigues des hommes et qui vit sans femme. Cette attitude lui vaut fascination et rancœur et le place en position sacrificielle. Tout commence par une ombre qui remonte des Enfers, bannissant la frontière entre les vivants et les morts. Dès lors, les actions, les rebondissements, les arguments, nés d’une rhétorique éblouissante où fusionnent verbe et pensée, vont s’enchaîner dans une langue archaïque, vigoureuse qui donne aux protagonistes une liberté totale et sans retenue. Conçu au XVIe siècle, avant le raz-de-marée du grand classicisme français, le théâtre de Garnier a une visée humaniste. Il nous tend un miroir, et son tumulte n’est pas sans évoquer le chahut shakespearien.

La violence des riches
théâtre
mardi 19 mercredi 20 novembre
« Penser est un des plus grands divertissements de l’espèce humaine » disait Brecht. En adaptant La Violence des riches, j’ai l’idée de reprendre à mon compte cette citation. — Stéphane Gornikowski 
Porter des projets de création puisant dans le réel, dans une démarche d’éducation populaire, c’est ce que nous propose la Cie Vaguement compétitifs en se saisissant des travaux des deux sociologues militants Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, pour en faire une œuvre théâtrale drôle et percutante. Il y est question de violence, mais de celle qui se traduit par la pauvreté des uns et la richesse des autres !
Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ? Il s’agit ici de dévoiler la violence sociale des inégalités qu’elle engendre et des risques qu’elle entraîne pour la planète. Le spectacle commence avec des questions posées à chacun de nous, public/citoyen que nous sommes, par trois comédiens virtuoses, afin de nous situer sur « l’échelle de la richesse », nous plongeant directement au cœur de ce théâtre documenté et joyeux !

Animal
musique
vendredi 22 novembre
Fidel Fourneyron que l’on peut retrouver pour deux concerts cette saison, avec ¿ Que vola ? et La Chanson de Renart (création) sera pour une soirée au Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas, partenaire de l’Hexagone.
Il réunit ici autour de ses compositions et pour la première fois ensemble deux musiciens parmi les plus en vue de la nouvelle scène du jazz européen : Sylvain Darrifourcq à la batterie et Joachim Florent à la contrebasse. Orfèvre de l’orchestration, passionné par la dramaturgie en musique, ce soliste et compositeur hors pair a su se constituer peu à peu un style original et reconnaissable entre tous, évoluant dans un univers résolument post-jazz très ouvert sur les musiques d’aujourd’hui.
Avec Animal, il convie cette section rythmique hors pair à l’étude d’un bestiaire finement choisi, chaque thème étant pensé à partir d’une posture, d’un mouvement ou d’une particularité observés dans le monde animal. Point de départ d’une musique tournée vers l’intuition, le cri animal n’est pas sans rappeler le blues et son dépouillement, la musique du trio en est d’ailleurs fortement imprégnée.

Ash
Danse arts visuels
mardi 26 mercredi  27 novembre
lle danse, ancrée dans le sol, derrière elle, la toile se dresse, forme mutante, bruyante, mobile. L’affrontement est puissant, Shantala Shivalingappa pénétrée par l’énergie de Shiva apprivoise l’Autre. Avec Aurélien Bory, elle nous invite avec une grâce infinie à un voyage, un aller-retour entre l’orient et l’occident, entre culture ancestrale et nouvelle technologie !
Avec aSH, Aurélien Bory achève sa trilogie de portraits de femme, dix ans après l’avoir initiée. Après Stéphanie Fuster et Kaori Ito — rappelez-vous de Plexus joué à l’Hexagone en 2015 — c’est à l’histoire de Shantala Shivalingappa qu’il s’intéresse. Accompagnée sur scène par les rythmes du percussionniste Loïc Schild, elle danse, inspirée par Shiva, dieu créateur et destructeur. Une divinité dansante dont chaque pas possède une signification propre et qui se manifeste au monde par la vibration et le rythme. Avec une précision d’orfèvre, ses pas tracent au sol, dans la cendre, des mandalas, en une gestuelle délicate et inspirée où la pureté se mêle à la sensualité.
L’identité métissée de Shantala Shivalingappa, son parcours entre Kuchipudi traditionnel et danse-théâtre contemporaine de Pina Bausch, avec qui elle a travaillé — relient l’Inde à l’Europe, Shiva à Dionysos.
Une danse qui nous aimante !

Entrer dans la couleur
CONCERT - RENCONTRE
création
mardi 3 décembre
Cette saison, l’Hexagone met à l’honneur à quatre reprises Alain Damasio, auteur de science-fiction réputé : un concert, deux adaptations pour la scène de ses œuvres, La Horde du Contrevent et Les Furtifs, et une installation présentée à EXPERIMENTA, le Salon. À vous d’imaginer votre parcours de SF.
Cette soirée autour du roman Les Furtifs se déroulera en deux temps : une rencontre/interview avec Alain Damasio animée par Marion Sabourdy, journaliste, suivie du concert-performance musicale d’Alain Damasio et Yan Péchin.
Prolonger le roman par un album, le faire vivre sur scène, en redéployer l’univers littéraire par la voix, le porter en musique, relevait d’une évidence contenue dans le thème même du livre. Les Furtifs est un roman de science-fiction qui frôle le merveilleux-fantastique, et met en scène des créatures vivantes faites « de chair et de sons ». Il accorde une primauté fondamentale au son et à la musique, puisque les furtifs naissent et se déploient autour d’un frisson, c’est-à-dire d’une
mélodie vibratoire, autour de laquelle ils se construisent, métabolisent l’environnement proche et se métamorphosent sans cesse. Ce concert hors-norme donne vie aux mots ciselés et vibratiles d’Alain Damasio qui sont accompagnés et transcendés par les nappes de guitares atmosphériques et colorées de Yan Péchin et enluminées de la voix de Mood. Alain Damasio insuffle la vie à son texte, à chacun de ses personnages, par une approche sonore de la langue, fondée sur de multiples jeux d’assonances et de consonances.

Not another diva
DANSE - CHANT - MUSIQUE
Création
Vendredi 8 décembre
Mêlant rythmes sud-africains et guitare congolaise, Not Another Diva nous conte l’histoire de femmes puissantes et dresse à travers elles un portrait sans concession et plein d’humour de l’Afrique du Sud d’aujourd’hui.
Ce spectacle est né de la rencontre entre la chanteuse et comédienne sud-africaine Hlengiwe Lushaba, qui place au cœur de son art la question de l’identité africaine et sa dignité, et du metteur en scène et chorégraphe congolais Faustin Linyekula, qui inscrit son travail et sa démarche dans la ville de Kisangani où les Studios Kabako accompagnent par la formation et la diffusion de jeunes artistes congolais.
Ils s’interrogent sur une autre figure possible de la diva : il doit bien exister une autre manière d’être diva !
Une diva, loin des strass et des paillettes, de « la madame », de l’esclave, de la tragédie. Une diva ancrée dans le présent, une diva que nous verrions survivre, grandir, une diva qui pourrait choisir comment elle rêve et avec qui, dont le luxe serait de demeurer libre de ses choix. Une diva qui chanterait des musiques pour réchauffer l’âme.
Not Another Diva est une conversation dans l’arrière-cour, royaume des rumeurs et des dernières nouvelles. L’arrière-cour comme cet espace où l’on peut enfin étendre son linge sale, se jouer de ses propres contradictions, sans avoir peur d’être jugé. Une conversation envoûtante entre danse, chant et musique.

Espièglerie
CLOWN - CIRQUE
À partir de 5 ans
mardi 10, mercredi 11, jeudi 12 décembre
Nous avons déjà accueilli Jamie Adkins avec Circus incognitus à l’Hexagone. Le jongleur, acrobate et clown de renommée internationale revient cette saison avec son nouveau spectacle dans lequel il cherche par tous les moyens à devenir celui qu’il s’imagine être !
Accompagné sur scène par la très charismatique Julie Houle, tubiste et compositrice, ils nous offrent tous deux un spectacle clownesque empreint de poésie à l’humour débridé et plein de finesse.
Espièglerie est l’histoire d’un fanfaron qui part en foire, d’une fille qui joue d’un instrument de fanfare, au départ, mais qui saura grâce à une maîtrise parfaite de son instrument accompagner, jouer sa partition de clown blanc et trouver sa place, installant un réel dialogue dans une trame sonore originale et amusante. Jamie Adkins sème le chaos par ses jongleries adroitement gauches, il enfile vêtement sur vêtement, se remémore des souvenirs d’enfance. Il défie la gravité en rappelant au public que le chemin du succès n’est jamais linéaire et qu’au contraire, il peut être bien tortueux ! Équilibre fragile entre chaos et contrôle, entre solitude et camaraderie, dans la grande tradition des spectacles de clown, Espièglerie nous rappelle que l’art de la persévérance a autant de valeur que le succès lui-même. Un mélange unique d’arts du cirque, de prouesses acrobatiques et d’humour !

Contrevent(s)
THÉÂTRE - MUSIQUE - DANSE
Création
Mardi 17 décembre
Isis Fahmy est une jeune artiste dramaturge et metteuse en scène dont le projet nous a enthousiasmé : adapter pour la scène le roman culte de science-fiction d’Alain Damasio, La Horde du Contrevent.
Avec ses complices artistes des Hautes Écoles de Genève et de Lausanne, elle nous propose une création pluridisciplinaire mêlant danse et musique contemporaine, théâtre, design et art visuel. Ils inventent ensemble leur propre horde à partir de l’imaginaire puissant du roman.
Ce livre fleuve — à mi-chemin entre l’essai poétique imprégné de politique, de philosophie et de la littérature de l’imaginaire — est peuplé de personnages aux individualités fortes et aux énergies multiples qui doivent faire corps, s’allier pour tenter d’aller au bout de leur quête existentielle en traversant de nombreuses contrées où le vent omniprésent ne cesse de souffler ! Comment appréhender ce flux, ce mouvement continu ? Comment former une horde, favoriser le lien, l’horizontalité sans nier les spécificités et les différences de chacun ?
Comment maintenir nos utopies dans un climat hostile au rêve ? Autant de questions soulevées par l’adaptation de ce roman qui convie le spectateur à une expérience sonore, sensorielle, visuelle et sociétale.

Que du bonheur
THEATRE - MAGIE
mardi 7, mercredi 8 jeudi 9 janvier
Un peu de magie numérique pour optimiser vos performances ?
Thierry Collet pratique une magie qui active notre esprit critique et nous questionne : l’illusion n’est t-elle pas dans le cerveau de la personne qui regarde plutôt que dans les mains du magicien ?
Nous l’avions éprouvée dans Qui Vive et dans Je clique donc je suis, ces deux spectacles précédents. Avec Que du bonheur, il fait un pas de côté et s’intéresse à l’intelligence artificielle et aux objets connectés qui remplissent de plus en plus nos vies !
Que du bonheur nous plonge dans un futur proche où l’humain et le numérique commencent à fusionner : les objets connectés et les intelligences artificielles nous guident tout au long de notre vie, améliorent nos performances, notre bien-être, et nous promettent des capacités quasi magiques. Mais pouvons-nous conserver une part de secret et de liberté ?
Dans ce spectacle de magie interactive, le spectateur est placé au centre du dispositif et il vit des situations et des expériences singulières se découvrant tour à tour observé et observateur, manipulé et manipulateur… et toujours étonnamment étonné de ce qui lui arrive.

Albatros
THÉÂTRE
Création
En famille
À partir de 9 ans
mardi 14, mercredi 15 janvier
Retrouver à l’Hexagone l’auteur Fabrice Melquiot et sa plume est un enchantement tant celle-ci est unique. Unique car profondément iconoclaste, surréaliste, aérienne, unique car puissante, parfois dure et sans détours, mais toujours gorgée d’humanité. Dans une mise en scène qui mêle théâtre, dessin animé, arts numériques, Christelle Derré — qui a présenté une installation de réalité virtuelle lors d’EXPERIMENTA 2018 — donne vie à Casper et à sa copine Tite Pièce qui rêvent le monde, jusqu’à l’apparition du Génie de l’huile de coude ! 
Casper, douze ans, et Tite Pièce, dix ans, squattent quotidiennement l’escalier d’un immeuble et regardent les voitures passer. Un jour, un curieux personnage les aborde, le Génie de l’huile de coude. Il annonce que dans trois jours, le monde va être détruit et que lui, Casper, a été choisi pour sauver sept personnes qui reconstruiront la vie humaine sur la Terre ! Christelle Derré pense Albatros comme une rencontre entre théâtre et animation, entre réel et virtuel. La scène se mue ainsi en une immense planche à dessin où sont projetées les créations graphiques de Gyomh, dessinateur et vidéaste. Sous le regard des deux enfants, la grande ville se transforme. C’est toute la magie du théâtre et des possibilités narratives infinies des outils numériques qui se mettent en jeu. Désormais la scène, comme l’imagination enfantine, n’a plus de limites.

15 ans de magie vivante
MUSIQUE - VIDÉO - DANSE
vendredi 17 janvier
Une soirée — deux courtes pièces entre danse et musique — pour une plongée spacio-temporelle dans l’univers de l’image vivante de Lionel Palun.
Découvrez l’un des premiers spectacles de la compagnie, Projet D.I. mis en résonance avec le dernier en date Puzzle. Entre ces deux spectacles, 15 ans se sont écoulés et autant de recherches et de développements technologiques que de rencontres.
Projet D.I. est un duo, né de la volonté de Lionel Palun et de la danseuse Delphine Dolce de confronter leurs pratiques dans le champ de l’improvisation et d’installer une relation de dialogue entre le corps et l’image où chacun des protagonistes a besoin de l’autre pour exister. Sans image pour l’éclairer, le corps ne peut être vu. Sans présence du corps, l’image ne peut se construire. À partir de cette proposition, une histoire commune peut se raconter, avec la complicité du duo de musiciennes Anne-Laure Pigache et Anne-Julie Rollet.
Avec Puzzle, la musique nourrit l’image via le traitement d’informatique musicale en direct qui permet au guitariste Ivann Cruz de jouer simultanément de la guitare et des voix. Ce spectacle, entre musique, vidéo, fiction et poésie sonore questionne la place des nombres dans notre rapport au monde et aux autres. Parole médiatique, outils connectés, sondages, évaluations, de nombreux commentaires ou analyses sont associés à des calculs. Mais qu’y a t-il derrière ces calculs ? Une première réponse en musique et en images !

Il y aura la jeunesse d’aimer
LECTURE - SPECTACLE
JANVIER
MA 21 | 20H
Deux immenses acteurs amoureux des mots nous disent des mots d’amour, ceux du couple mythique formé par Elsa Triolet et Louis  Aragon, couple emblématique de la littérature du XXe siècle. Le nom d’Elsa habite pour l’éternité le titre d’œuvres majeures de Louis Aragon : Les Yeux d’Elsa, Le Fou d’Elsa… tous ces poèmes souvent chantés par les plus grands.
Elsa Triolet ne fut pas que la muse du poète, elle fut une écrivaine de talent, première femme à recevoir le prix Goncourt. « Le fil de l’amour, les contradictions du couple, la peur de se perdre, l’irrémédiable chagrin d’une mortelle séparation sont le tissu vivant des textes et des poèmes qu’Ariane Ascaride et moi nous nous efforçons d’adresser au cœur et à la mémoire des spectateurs. Comme eux, nous y puisons toute la force de vivre, plus grande que l’inquiétude d’un avenir sombre, nous rions avec ces deux grands auteurs que sont Elsa Triolet et Louis Aragon, d’un humour inattendu » écrit Didier Bezace. Cette lecture parcourt le vaste champ des relations amoureuses, celles du couple établi qu’ils formaient, mais aussi toutes les étapes d’une relation amoureuse qui traversent leurs œuvres respectives ainsi que la difficulté qu’ils connurent de vivre une histoire d’amour durant l’Occupation. Ce sont là des thématiques universelles magnifiées par leur langue et leur écriture, où chacun peut se reconnaître.

Experimenta la biennale Arts Science
ARTS SCIENCES

du mardi 11 au vendredi 21 février
EXPERIMENTA, la Biennale Arts Sciences favorise la rencontre entre artistes, scientifiques et technologues au travers de spectacles, d’un salon et d’un forum.
Face aux multiples enjeux humains actuels, les partenaires de cette biennale font le pari qu’il est possible de penser le futur avec les arts (le regard poétique sur le monde), avec les sciences (le regard analytique et non superstitieux) et avec les techniques (la manière d’être dans et avec l’univers).
E¨PERIMENTA, Les spectacles du 11 au 21 février à l’Hexagone et dans six salles partenaires de l’agglomération : La Rampe - La Ponatière - Échirolles — Le Déclic — Claix — MC2: Grenoble — L’Espace 600 - Grenoble — La Source - Fontaine — L’Odyssée - L’autre rive - Eybens.
EXPERIMENTA, le Salon du 13 au 15 février à la maison MINATEC et à l’INP - Grenoble
EXPERIMENTA, le Forum du 13 au 15 février à la maison MINATEC et à l’INP - Grenoble
EXPERIMENTA, les Professionnels le 12 février à la maison MINATEC - Grenoble une journée pour les professionnels
Le programme complet sera disponible en novembre 2020 www.experimenta.fr

G5 (dans le cadre d'EXPERIMENTA)
DANSE - THÉÂTRE
mardi 11, mercredi 12 février
Rocio Berenguer, dont nous accompagnons le travail, créera son prochain spectacle sur la scène de l’Hexagone. Elle nous propose une rencontre au sommet avec ce premier G5 : une rencontre entre danse et théâtre comme elle en a le secret. Il y sera question de légiférer sur la communication « inter-espèces » pour assurer le futur de la vie terrestre et ouvrir le champ des possibles !
Nous sommes dans un futur proche, la découverte d’autres intelligences finit par inverser la hiérarchie des espèces et détrôner l’humain. Fin de l’Anthropocène ! Le premier G5 s’organise pour élaborer la première législation « inter-espèces » terrestre. Sont regroupés, le Minéral, le Végétal, l’Animal, la Machine et l’Humain. Ces puissances de vie sur terre, toutes représentées sur le plateau du théâtre, doivent coopérer pour assurer le futur de la vie terrestre. Un débat est ouvert sur les possibilités de collaboration : fusion, détermination, autonomie ou indépendance de ces cinq règnes.
Une tentative d’imaginer par la science-fiction, un autre scénario possible de notre avenir sur Terre.

Les premières Journées de l’Informatique Théâtrale (JIT) 
Les 13, 14 et 15 février à l’INP - Grenoble 
Sur inscription Organisées conjointement par l’INRIA (IMAGINE, Laboratoire J. Kuntzmann) et l’UGA (UMR Litt&Arts). Les JIT réuniront des chercheuses et chercheurs, des artistes, des informaticiennes et informaticiens de la scène théâtrale francophone revendiquant une pratique théâtrale utilisant l’informatique comme moyen d’expression et/ou comme outil de composition. Visant à l’émergence d’une nouvelle discipline, celle de l’« informatique théâtrale », sur le modèle de l’informatique musicale, les JIT aborderont l’ensemble des domaines de la conception artistique et technique (scénographie, jeu d’acteur, dramaturgie, son, régie, etc.) mais aussi des problématiques touchant à la documentation, à l’annotation et à l’archivage des processus de création, ainsi qu’aux questions de relation avec les publics.
 
Mû (dans le cadre d'EXPERIMENTA)
CIRQUE
Création
À voir en famille
À partir de 6 ans
jeudi 13 février
À la Rampe - Echirolles
Équipés d’aimants puissants, les artistes marchent au plafond, se meuvent sur des murs et des plans inclinés. Le haut, le bas, l’animé et l’inanimé, tout est perturbé, sens dessus-dessous.
Par quoi sommes-nous mus ? Quand nos choix semblent de plus en plus conditionnés, quelle part de liberté nous reste-t-il ? Ici, les corps des artistes sont mis en jeu par des aimants pour créer des situations de « gravité transformée ». Dans cet étrange univers magnétique, trois personnages sont soumis à des forces invisibles qui bouleversent les lois naturelles et génèrent une nouvelle poésie corporelle. Au plafond ou sur les murs surviennent alors des situations invraisemblables où chacun tente de conserver le contrôle de sa vie dans un spectacle à la croisée de la magie et de la science. L’émotion naît autant de la puissance onirique de ces tableaux improbables que de la révélation des mécanismes physiques qui les animent.

Quitter la Terre (dans le cadre d'EXPERIMENTA)
THÉÂTRE
jeudi 13 février
Au Déclic - Claix
Un projet fou et brillant pour sauver l’humanité !
Dans un futur plus ou moins proche, considérant l’incapacité des collectivités humaines à réguler leur impact sur les écosystèmes et la menace d’une imminente saturation écologique et démographique, une solution aussi tortueuse que radicale est imaginée pour sauver la vie humaine et la biodiversité à la surface de la Terre...
Au départ, il y a la découverte par Joël Maillard, dans une cave, d’un carton rempli de documents divers qui constituent les fondements d’une proposition ambivalente de « nouveau départ », prévoyant l’extinction de la majeure partie de l’humanité devenue stérile, et la survie dans le cosmos de quelques poignées d’individus qui tiendraient des journaux intimes en écoutant de la musique qui calme. C’est à partir de cette matière première que le duo nous embarque dans une odyssée de l’espace et nous dévoile son plan pour sauver l’humanité. Entre questionnement et loufoquerie, embarquez pour un voyage improbable !

Screenagers
THÉÂTRE PERFORMANCE
mardi 10, mercredi 11 mars
L’équipe artistique — que nous avons déjà accueillie avec Forecasting et Notre performance quotidienne — s’est immergée dans un premier temps dans les habitudes d’usage d’Internet, à travers des rencontres et des conversations menées avec des collégiens et lycéens. Celles-ci ont notamment eu lieu lors d’une résidence à l’Hexagone en avril 2019. Être sur le terrain, une manière de nourrir leur travail.
Aujourd’hui, nous vivons tous connectés au Web et nous ne pouvons plus nous passer du numérique. C’est un tournant dans notre histoire.
Depuis les débuts de leur collaboration artistique, Giuseppe Chico et Barbara Matijevic explorent les liens entre nouveaux médias et inconscient collectif. Screenagers est une pièce qui parle des structures et des modes d’interaction propres aux interfaces numériques. Des jeux vidéo aux visual novel*, des plateformes de chats en direct à celles d’achat en ligne, des objets connectés à l’informatique vestimentaire, des applications vidéo-musicales aux jeux de pistes géo-localisés, la pièce envisage ces typologies de dispositifs comme autant de fictions en essayant de nourrir sa propre dramaturgie par les structures et les designs de chacune d’entre elles. Que ce soit sous la forme d’un karaoké d’après un flux de tweets ou d’après des vidéos en direct de YouTube, Screenagers donnera entre autres la possibilité au public de participer par moments à son écriture.
* Visual novel (litt. « roman visuel ») est un genre populaire au Japon mais moins connu dans les pays occidentaux qui ne doit pas être pris comme un jeu au sens classique du terme, mais plutôt comme un livre, voire une bande dessinée. On suit une histoire, avec les dessins, les animations des personnages dont la voix est présente.

Rencontre avec Pierre Pica
THÉÂTRE
vendredi 13 mars
Qu’est-ce qu’un monde de l’approximation comme celui des Munduruku ?
À cette question, Pierre Pica répond : c’est un monde dans lequel vous vivez sans arrêt. Si je vous dis «attendez deux secondes», tout le monde comprend et pourtant personne ne sait ce que sont ces « deux secondes » ! 
Partant d’une enquête documentaire, les recherches d’Émilie Rousset explorent le potentiel théâtral qui se loge dans le décalage entre le document original et sa représentation. Depuis plusieurs années, elle a noué un dialogue avec le linguiste Pierre Pica, ancien élève et collaborateur de Noam Chomsky, qui travaille sur les Munduruku, un groupe indigène habitant la forêt amazonienne. Il étudie leur langue et plus spécifiquement leur rapport aux nombres dont la singularité réside dans le fait de ne compter que jusqu’à cinq. Au-delà c’est le règne de l’approximatif ! De ces conversations, Émilie Rousset tire la matière de cette performance. Les comédiens ré-interprètent ces échanges tour à tour légers, érudits et troublants. Les questions de linguistique entrent en résonance avec la parole théâtrale. Le processus de la recherche scientifique se fond avec celui de l’écriture de la pièce. Entre discours savant et loufoquerie de situation, entre humour et malice, nous vous invitons à un voyage vertigineux dans les systèmes de représentation du monde !

L’oiseau-lignes
CIRQUE - DANSE - MUSIQUE
Création
jeudi 19, vendredi 20 mars
Un duo pour faire résonner les lignes de souffle de Chloé Moglia avec les lignes musicales de Marielle Chatain, l’une pratique la suspension comme l’autre pratique le son. Hauteur et verticalité croisent des horizons linéaires. La durée est scandée par les inspirs et expirs des deux forces en présence.
Entre sculpture et chorégraphie, Chloé Moglia invente un rapport nouveau à l’art de la suspension dans des spectacles qui se jouent des lois de l’apesanteur. Trapéziste de formation, elle s’émancipe d’un art du spectaculaire, de la figure imposée, pour se donner une ligne claire, se placer en suspens au-dessus du vide. Rappelez-vous de La Spire donnée à Grenoble ! À l’affût du mouvement, elle nous ouvre un espace à partager, un instant à rêver. Suspendu à ses gestes, on se déleste de ce qui encombre et pèse. Poème sonore et graphique à quatre mains, avec un environnement musical joué en direct par Marielle Chatain, l’Oiseau-Lignes compose et recompose une grammaire poétique et malicieuse qui fait bouger les lignes et jette le doute sur ces évidentes oppositions entre le lourd et le léger, la surface et le trait, le haut et le bas. C’est mettre l’être à la renverse et voir le monde autrement.

Opus 111
MUSIQUE
jeudi 26 mars
Pour écrire ce nouveau répertoire, Fabrizio Cassol s’est immergé dans la sonate 32 de l’Opus 111 pour piano, une des œuvres majeures de Beethoven composée entre 1821 et 1822.
Si sa construction est si remarquable, c’est qu’elle surprend par sa modernité radicale et puissante. Elle participe historiquement à l’éclatement de la forme sonate qui était alors le pilier formel de tout compositeur de l’époque. En effet, dans le deuxième mouvement, Beethoven introduit de nouvelles formes que beaucoup considèrent comme les prémices du jazz…
Plus surprenant peut-être, l’illustre compositeur était surnommé « l’Espagnol Noir ». Que cela soit véridique ou non intéresse peu Fabrizio Cassol. Par contre, que Beethoven devienne un symbole pour une communauté Afro-Américaine, cela l’interpelle profondément. La présence du chanteur congolais Fredy Massamba, avec sa force expressive de story-teller africain, s’ancre dans ce projet par le biais des relations épistolaires que Beethoven entretenait alors. Une correspondance enflammée, à l’image de son engagement profondément social, démocratique, voire révolutionnaire. C’est à travers ces résonances multiples que Fabrizio Cassol souhaite approcher cette sonate, pour « synchroniser » des espaces émotionnels au-delà des époques, des cultures, des points de vue sociaux ou esthétiques…

Scène ouverte aux étudiants
ARTS SCIENCES
mardi 31 mars
Les étudiants investissent la scène !
Pour la 6e année, l’Hexagone Scène Nationale arts sciences accueille, à l’occasion d’une soirée exceptionnelle, des propositions artistiques conçues et interprétées par des étudiants de l’Université Grenoble Alpes.
1 —> Présenter une forme courte (15 min max)
2 —> Choisir du théâtre, de la danse, de la vidéo, de la musique, du cirque…
3 —> Être étudiant, étudiante à l’UGA
4 —> Proposer une thématique qui évoque, d’une manière ou d’une autre, le lien arts sciences.
Voilà les seuls critères pour participer !
Nous vous invitons donc à venir découvrir avec nous l’éclectisme et la qualité de leurs propositions.
Surprenants, amusants, détonants, clairvoyants, ces jeunes adultes ont des choses à nous dire et à partager. Venez les encourager !
Proposition ouverte à tout étudiant inscrit à la COMUE Université Grenoble Alpes, menant un projet artistique, seul ou à plusieurs, dans le cadre d’études ou d’un projet personnel.
—>  Inscriptions  et renseignements cecile.gauthier@theatre-hexagone.eu
Date limite pour les inscriptions : 17 décembre 2019
Cette soirée s’inscrit dans le cadre du festival culturel inter-universitaire organisé par la COMUE Université Grenoble Alpes.

Le chat n’a que faire des souris mortes
THÉÂTRE
A VOIR EN FAMILLE
À PARTIR DE 8 ANS
jeudi 2, vendredi 3 avril
Ce spectacle très librement inspiré de Faust de Goethe et du Maître et Marguerite de Boulgakov, explore de manière poétique les figures du diable en les transposant dans un récit contemporain.
Philippe Dorin et Sylvaine Fortuny, que nous avons grand plaisir à retrouver sur la scène de l’Hexagone, mêlent avec habileté les arts plastiques, la vidéo, la magie et l’écriture pour donner vie à ce récit.
Ils revisitent très librement le mythe autour de quatre figures de l’adolescence, ce moment d’extrême fragilité de l’existence qui est au cœur de cette fable initiatique. Faust a les traits d’un adolescent en proie au doute et à la mélancolie, qui ne parvient pas à trouver un sens à son existence. Il est abordé par Méphisto qui, sous les traits d’un autre adolescent le malmène tout en se prétendant être son meilleur ami. Ils rencontrent ensemble une jeune fille, Marguerite, tombée de « Dieu sait où ? » douée de pouvoirs magiques, et qui, pour tromper l’ennui, passe son temps à zigouiller des petits chats. Enfin, il y a la figure d’une autre jeune fille, qui se métamorphose en plusieurs personnages et finira par se découvrir ! Au sein de ce quatuor, se noue un jeu drôle et cruel à la fois...

La chanson de Renart
MUSIQUE
Création
À partir de 5 ans
jeudi 9 avril à 14h15 et à 19h30
Nous retrouvons pour la troisième fois cette saison Fidel Fourneyron, qui participe depuis des années à des projets parmi les plus passionnants de la scène contemporaine du jazz européen. Il a trouvé dans cet ensemble de récits qu’est Le Roman de Renart un matériau parfait pour des explorations inattendues, lui qui rêvait depuis des années de travailler sur la voix et le texte. 
Pour cette création, il retrouve sa complice Dalila Khatir, chanteuse lyrique et performeuse avec laquelle il partage son ouverture vers de nouvelles formes. Sa voix nous raconte ces histoires, le chœur d’enfant lui donne la réplique, comme un clin d’œil aux chœurs du théâtre antique. Les musiciennes et musiciens, dont plusieurs poly-instrumentistes et
deux multi-percussionnistes, tous improvisateurs, forment un ensemble audacieux aux possibilités sonores extraordinaires. 
Le Roman de Renart a traversé les siècles pour occuper une place importante dans l’imaginaire collectif, il est ici revisité pour notre plus grand plaisir !

La voce della luna
JAZZ
jeudi 16 avril
Erik Truffaz, aime la rencontre. La rencontre avec d’autres musiciens, d’autres sons, d’autres inspirations… La Voce della Luna est née à la suite d’une rencontre avec Marie-Laure Teissèdre cheffe du chœur Émelthée, et d’une envie de plonger dans la musique du Moyen Âge et du chant grégorien qui le fascinent, offrant un terrain d’improvisations incroyable.
Le projet est bâti à partir de quatre pièces composées par Erik Truffaz : Saraswatti, Ad Lesbiam, Mettus remite, et La Voce della luna. Ici, les influences indiennes côtoient Pérotin, Arvo Pärt ou Cristobal de Morales et la trompette d’Erik Truffaz colore et improvise ces œuvres tout en dialoguant avec les voix du chœur. Les musiciens se mêlent au public pour chanter et partager ensemble des improvisations collectives et le chant final, La Voce della Luna, que chacun emportera avec lui. Un dialogue étonnant entre chants liturgiques médiévaux et jazz. Un magnifique coup de lune musical !

Borderline(s) investigation #1
THÉÂTRE
mardi 5, mercredi 6 mai
Le monde ne peut pas continuer ainsi, il faut changer radicalement notre manière de le penser, lui et ses limites ! 
Une conférence théâtralisée absurde et néanmoins très documentée où le réel et la fiction se mêlent sans cesse, réunit quatre chercheurs du G.R.A.L., le Groupe de Recherche et d’Action en Limitologie. Ces derniers vont explorer l’état du monde, des limites, des fronts, des espaces, des tensions et des franchissements et nous présenter les premiers résultats de leurs travaux à travers un rapport très attendu ! 
Frédéric Ferrer, acteur, metteur en scène et géographe, a l’habitude de travailler à partir d’enquêtes de terrain, de collaborations avec des laboratoires de recherche et de rencontres. Il restitue au plateau ces recherches dans de vraies-fausses conférences loufoques qui brouillent les pistes, déroutent et se jouent de l’espace et du temps. 
Cette conférence, simple, particulière, unique, nous fait réfléchir sur des questions aussi cruciales que le changement climatique, ouvre des brèches, cherche des passages en posant des questions déroutantes :« Pourquoi sont-ils tous entassés ici ? » « Pourquoi c’est vide là ? » « C’est quoi la logique de répartition des choses — et aussi des humains, de tous les terriens d’ailleurs, végétaux et animaux ? ». 
Décalé, teinté d’humour et réjouissant !

Clinamen Show
THÉÂTRE - CIRQUE
mercredi 13 jeudi 14 mai
En 2017 vous découvriez ces quatre circassiennes « explosives » dans Effet Bekkrell, un spectacle qui abordait le thème de la radioactivité naturelle. Aujourd’hui, elles reviennent avec une nouvelle création, toujours inspirée d’un concept physique : L’idée de transformation commune à ces deux concepts est l’axe fort de leur démarche artistique. Une démarche poétique et philosophique qu’elles convoquent sur le plateau du théâtre.
Le clinamen est un écart, une infime déviation aléatoire des atomes par rapport à leur chute dans le vide, qui les fait s’entrechoquer et permet d’expliquer l’existence des corps et donc la création de la vie. Jouant avec le langage du cirque dans une scénographie frontale, imposante et transformable, qui laisse de côté leurs agrès habituels, elles tentent de définir ce qu’elles envisagent comme étant indéfini : le potentiel du vivant. Suspendues entre le plancher et le grill du théâtre — un espace imprenable dans un temps imprenable — elles traquent les débordements, les troubles et les dérapages. Il y a de la rouille, des mots, du cirque, des femmes, des corps suants, sonores, malléables...

Premières scènes des élèves en option théâtre
THÉÂTRE - DANSE - MUSIQUE
lundi 18 mai
Une soirée exceptionnelle pour découvrir le talent des jeunes engagés dans des projets d’éducation artistique et culturelle avec l’Hexagone. Pionnier de cette action culturelle, l’Hexagone a signé en 1995, la première convention de jumelage Voir, Faire, Penser en Rhône-Alpes avec la DRAC, le rectorat de l’académie de Grenoble, la DRAAF et six établissements scolaires. Aujourd’hui, cette convention de jumelage s’est élargie à treize établissements* isérois du second degré qui bénéficient d’ateliers de pratiques artistiques toute l’année, encadrés par des artistes professionnels. Ainsi c’est plus de 200 jeunes qui jouent la comédie, dansent, filment et s’épanouissent en lien avec leur parcours de spectateurs à l’Hexagone.
L’Hexagone est partenaire des options facultatives théâtre portées par les lycées Stendhal, Argouges et Mounier de Grenoble. C’est le fruit de leurs travaux (niveau seconde, première et terminale) encadrés par des artistes professionnels que nous vous proposons de découvrir.
Les établissements scolaires inscrits dans le jumelage : Collège Lionel Terray, Meylan • Collège Les Buclos, Meylan • Collège Stendhal, Grenoble • Collège du Grésivaudan, Saint-Ismier • Lycée du Grésivaudan, Meylan • Lycée Pablo Neruda, Saint-Martin-d’Hères • Lycée horticole, Saint-Ismier • Lycée Stendhal, Grenoble • Lycée Marie Reynoard, Villard-Bonnot • IEMFP Le Chevalon, Voreppe • Lycée Mounier, Grenoble • Lycée Argouges, Grenoble • Lycée Louise Michel, Grenoble

Jowee Omicil  
MUSIQUE
mardi 19 mai
Jowee Omicil, saxophoniste et multi-instrumentiste, célèbre dans ce concert l’amour et revisite ses racines haïtiennes.
Jouant de divers saxophones tout en pratiquant également la flûte, les claviers, le cornet, la clarinette et le chant, ce canadien d’origine haïtienne, nous propose une musique bigarrée, une ode au multi-culturalisme.
Love Matters !, son dernier album, mélange des rythmes africains, des mélodies de Bach et de Mozart, des échos de Thelonious Monk, une berceuse vénézuélienne, de la chanson martiniquaise, des parfums
d’Orient et même d’Asie, le souvenir d’un Anglais à New York, du rara haïtien, des beats jamaïcains, des éclats de funk à la Miles Davis, l’extase du gospel… sans oublier une verve de rappeur. Jowee Omicil est un musicien animé par une insatiable gourmandise de découverte, un alchimiste de la note et du rythme au service d’un jazz qui groove, qui bouge et qui détonne. Une belle invitation au voyage !

Premières scènes des élèves Collège L. Terray et Lycée du Grésivaudan Meylan
THÉÂTRE - MUSIQUE - DANSE
vendredi 5 juin
Découvrez l’intégralité du travail réalisé par les élèves de deux ateliers théâtre :
— Atelier théâtre du collège Lionel Terray encadré par l’artiste Émilie Geymond.
— Atelier théâtre du Lycée du Grésivaudan encadré par les artistes Julien Anselmino et Yann Garnier.
Les établissements scolaires inscrits dans le jumelage : Collège Lionel Terray, Meylan • Collège Les Buclos, Meylan • Collège Stendhal, Grenoble • Collège du Grésivaudan, Saint-Ismier • Lycée du Grésivaudan, Meylan • Lycée Pablo Neruda, Saint-Martin-d’Hères • Lycée horticole, Saint-Ismier • Lycée Stendhal, Grenoble • Lycée Marie Reynoard, Villard-Bonnot • IEMFP Le Chevalon, Voreppe • Lycée Mounier, Grenoble • Lycée Argouges, Grenoble • Lycée Louise Michel, Grenoble

Contes et légendes
THÉÂTRE
Création
mercredi 10 juin
À MC2: Grenoble
Contes et Légendes est une fiction documentaire d’anticipation sur la construction de soi à l’adolescence et le mythe de la créature artificielle. Alors que son précédent spectacle, Ça ira (1) Fin de Louis, plongeait aux origines de notre organisation politique à partir de la révolution de 1789, Joël Pommerat poursuit son observation des valeurs et des identités contemporaines en mettant cette fois en scène un monde légèrement futuriste dans lequel humains et robots sociaux cohabiteraient. En anthropologue du futur, il observe une série de relations entre adolescents, adultes et androïdes. Plus qu’un énième discours sur les dangers ou les progrès de l’intelligence artificielle, Contes et Légendes donne à éprouver les ambiguïtés de ces différents modes d’existence et de vérité à travers une constellation d’instants sensibles et drôles.

Pratique


Hexagone Scène Nationale Arts Sciences
24 rue des Aiguinards 38242 Meylan cedex




Information : 
04 76 90 00 45

Site internet :

theatre-hexagone.eu
w