CDN BESANÇON FRANCHE-COMTÉ

LE PONT DU NORD
Du 1 au 5 Octobre 2019
Dix ans après la fuite d’Adèle loin de son Nord natal, son frère Octave et elle se retrouvent à Paris. Chacun à sa manière, ils tentent de s’arracher aux blessures de l’enfance, de ne pas se noyer dans le souvenir d’un bal où, comme dans la chanson, quelque chose entre eux s’était écroulé. À leurs côtés, le pianiste Kosta, compagnon d’une tante récemment décédée, la pilote de ligne Sonia, et une place pour les absents. Marie Fortuit, artiste associée au CDN, compose Le Pont du Nord autour de plusieurs espaces de narration et d’imaginaire : le flux poétique de la parole intérieure des personnages ; le présent des acteurs et des liens du quatuor, écrit au plateau, à partir d’improvisations ; l’espace des souvenirs, qui prennent corps et se déforment par la mémoire d’un mot ou d’une sensation. La pudeur des sentiments retenus dans les scènes de rencontre éclate dans les monologues introspectifs et dans les moments musicaux où Schubert et Beethoven côtoient des chansons populaires, où le son de la ville se mêle à celui des paysages aériens. Poème scénique d’une force délicate, Le Pont du Nord relie des êtres que le temps, l’espace et le deuil avaient séparé.

MARGARETE
Du 15 au 18 Octobre 2019
En 2008, dans une brocante du nord de l’Allemagne proche  de  la frontière polonaise, le vidéaste et performeur Janek Turkowski découvre une caisse contenant soixante-quatre bobines de film en 8 mm. Toutes révèlent des images d’une même femme, Margarete Ruhbe, vraisemblablement filmée dans sa vie de tous les jours, ou faisant  du tourisme dansles capitales des pays de l’Est, à l’aube des années 1960. Fasciné par ce témoignage énigmatique, Janek Turkowski se lance dans une enquête minutieuse sur ces documents filmiques, cherchant à comprendre l’identité de Margarete, dans quel but ces images ont été tournées, qui se cache derrière la caméra. Il tire de sa recherche un solo pour vingt-cinq spectateurs où l’on est tour à tour saisi par les mystères qui se font jour et par la délicate intimité que l’auteur a fini par nouer avec son personnage. Dans la lignée de la performance accueil- lie en carte blanche au CDN de Besançon en 2018 lors du Focus Irak #1, qui travaillait sur la mémoire de la création de Looking for Oresteia, Margarete propose une réflexion sur le souvenir et l’archive, sa perception et sa reconstruction, d’une grande finesse et humanité.

AMITIÉ
Du 5 au 7 Novembre 2019
Dans plusieurs de ses pièces, l’acteur-auteur napolitain Eduardo De Filippo met en scène la vie de troupes ambulantes parcourant l’Italie pour se produire dans des théâtres de fortune. C’est cette vision d’une rencontre simple et chaleureuse avec le public qui est à la base d’Amitié. Le titre est celui d’une comédie d’Eduardo (c’est ainsi que les Italiens appellent familièrement le comédien), mais il renvoie aussi à l’amitié qui liait celui-ci à Pier Paolo Pasolini. Le réalisateur, peu avant d’être assassiné, avait en effet écrit un projet de film pour lui. Cette ébauche de scénario sert de trame au spectacle d’Irène Bonnaud : Eduardo y est un Roi mage qui, parti de Naples pour porter un présent au Messie, s’égare dans une Rome devenue Sodome, un Milan sous domination télévisuelle, un Paris en proie au fascisme, avant d’arriver à Bethléem quand désormais le Christ est mort et oublié. Amitié suit ce parcours picaresque et allégorique, ponctué d’extraits de pièces d’Eduardo De Filippo, où la fragilité de la condition humaine se lit dans la cohabitation des morts et des vivants, où l’amertume du quotidien imprègne l’humour de comédies à l’italienne.

LE GRAND THEATRE D'OKLAHAMA
Du 20 au 21 Novembre 2019
« Notre théâtre emploie tout le monde et met chacun à sa place » : c’est ce que promettent des affiches placardées dans la ville. Dernier chapitre du roman inachevé de Kafka Amerika ou Le Disparu, Le Grand Théâtre d’Oklahama suit la trajectoire de Karl, émigré juif aux États-Unis, ses difficultés à trouver sa place dans la société, sa progressive descente dans l’échelle sociale. Madeleine Louarn et Jean-François Auguste, avec les comédiens handicapés mentaux de l’Atelier Catalyse, s’emparent de ce texte qu’ils font résonner avec d’autres écrits de Kafka, traversés par des moments chorégraphiques et musicaux, dans un univers visuel de conte de fée à la fois onirique et inquiétant. Ensemble, ils proposent une réflexion poétique sur les rapports de domination : comment sortir des situations qui nous emprisonnent ? Comment concilier désir d’intégration et soif de liberté ? Peut-on trouver sa place dans la société sans participer à sa propre aliénation ? Après Ludwig. Un roi sur la lune, présenté en 2017 au CDN de Besançon, Le Grand Théâtre d’Oklahama invite les spectateurs à plonger dans l’énigmatique univers de Kafka, où se côtoient la dureté du réel et l’étrangeté du rêve.

MEAULNES
Du 3 au 4 Décembre 2019
Créée la saison dernière, la libre adaptation du Grand Meaulnes d’Alain-Fournier par Nicolas Laurent revient sur les planches du CDN de Besançon. Suivant la joie de vivre et la mélancolie de l’enfance qui s’évapore, telles qu’elles s’expriment dans le roman, le spectacle fait entendre la voix du récit, donne corps aux personnages principaux, tout en questionnant ouvertement les possibilités mêmes de cette adaptation. Quels échos cette histoire d’amour et d’amitié, mêlant réalisme et merveilleux, peut-elle éveiller en nous ?
Comme dans Les Événements récents, présenté au CDN de Besançon en 2015, Nicolas Laurent travaille sur les frontières entre illusion dramatique et mise en abyme de la situation théâtrale, en jouant sur les ressources esthétiques de la vidéo. Metteur en scène et comédiens passent de la narration à l’incarnation, de l’incarnation à l’interrogation distanciée, et de même que les personnages du roman, ils s’attachent à retrouver, par le théâtre, la fête perdue qui est au cœur du Grand Meaulnes. Sondant les rapports du théâtre au roman, de la réalité à sa représentation, de la fiction littéraire à la fiction sociale ou individuelle, Meaulnes (et nous l’avons été si peu) compose un paysage théâtral sensible et poétique, aussi désespéré que malicieux, où le mal de vivre se joue et se déjoue avec humour et espièglerie.

PELLEAS ET MELISANDE
Du 17 au 18 Décembre 2019
Maeterlinck affirme vouloir « mettre en scène des gens dans des circonstances ordinaires », tout en faisant apparaître « leur relation avec l’inconnu ». Dans Pelléas et Mélisande, les « circonstances ordinaires » sont celles qui voient la naissance d’un amour interdit entre l’énigmatique Mélisande et le jeune frère de son époux. « L’inconnu », c’est d’abord le passé de la jeune femme, venue d’un ailleurs dont on ignore tout. Ce sont aussi les pensées non dites au cœur de l’écriture de Maeterlinck, les lieux invisibles qui aimantent l’imagination des personnages, l’indicible qui fait résonner, sous chaque phrase, le tragique de l’existence.
Après Nos Serments en 2015 et MayDay en 2017, Julie Duclos continue de sonder les profondeurs du paysage humain et interroge les connexions de cette fable symboliste avec le réel. Explorant avec finesse les rencontres entre scène et vidéo, elle fait converger tous les possibles du théâtre pour révéler la force sensuelle du poème. Dans un lieu porteur des restes du passé, à la fois très concret et métaphorique, Pelléas et Mélisande fait surgir un « inconnu » nous renvoyant aux mystères de l’existence.

BERENICE
Du 7 au 11 Janvier 2020
« Titus, qui aimait passionnément Bérénice, et qui même, à ce qu’on croyait, lui avait promis de l’épouser, la renvoya de Rome, malgré lui et malgré elle, dès les premiers jours de son empire ». À partir de ce bref épisode de l’histoire romaine, et se donnant comme défi de « faire quelque chose de rien », Racine compose une oeuvre-manifeste, tragédie de la séparation et de l’amour radical. La simplicité y fait la force de l’action scénique, et l’épure des vers devient une respiration intime, un souffle vital transmuant la douleur en beauté. Célie Pauthe a redécouvert Bérénice à travers un court-métrage réalisé par Marguerite Duras en 1979, Césarée.
Dans ce film-poème, qui sera présent dans le spectacle, l’auteure-cinéaste imagine l’après séparation, le retour de Bérénice à Césarée, sa ville natale de Judée, dont elle était reine et qu’elle quitta pour suivre Titus, le colonisateur, destructeur du temple de Jérusalem. Comme Médée, Bérénice trahit par amour, et comme elle, elle sera abandonnée. Perdant Titus, Bérénice perd tout. Pour Racine, l’enfant de Port-Royal, élevé au lait de la radicalité janséniste, comme pour Duras, l’amour est un pari qui engage corps et âme, et qui ne peut se vivre qu’en s’abandonnant intégralement à l’autre, au risque de s’y perdre, de s’y dissoudre, de s’y détruire. L’amour est tout sauf une terre de négociation et de compromis. Mais en est-il un autre qui mérite d’être vécu ?

LES MILLE ET UNE NUITS
Du 15 au 16 Janvier 2020
Depuis le XVIIIe siècle, traductions et adaptations des Mille et Une Nuits ont construit pour les Occidentaux un univers oriental fait de mystère et de sensualité. Cet exotisme merveilleux contraste avec les images associées aujourd’hui aux villes qui traversent les récits : Bagdad, Mossoul, Le Caire évoquent plutôt guerres et révolutions, nouvelle construction fantasmatique sur un univers qui échappe sans cesse.
Guillaume Vincent, après avoir exploré les mondes des dieux et des fées dans Songes et Métamorphoses, interroge à l’aune des Mille et Une Nuits le regard occidental contemporain sur la culture arabo-musulmane. Parallèlement, l’hybridité des histoires rassemblées dans le recueil, tantôt comiques, tantôt érotiques, tantôt violentes, devient le reflet de la complexité de la France d’aujourd’hui. Pour donner corps à ces récits, une troupe nombreuse et composite, unie par le jeu, le chant et la danse. Car mettre en scène Les Mille et Une Nuits, c’est aussi partager la joie enfantine des lampes merveilleuses et des tapis volants, et la jubilation d’un conte où est affirmé, dans la victoire de Shéhérazade contre son sanguinaire époux, le pouvoir qu’a la fiction d’arrêter la barbarie.

LA REPRISE
Du 11 au 13 Février 2020
En 2012, un fait divers secoue la Belgique : l’assassinat homophobe d’Ihsane Jarfi, retrouvé nu et sans vie deux semaines après avoir été torturé à la sortie d’un bar gay. C’est là le point de départ de La Reprise, qui entreprend une reconstitution documentaire de l’affaire et questionne le pourquoi de l’intrusion du tragique dans une vie. Quelle réalité sociale a pu permettre à ce crime d’avoir lieu ? Le théâtre peut-il participer à la compréhension du réel ? Avec ce spectaclemanifeste, Milo Rau, un des metteurs en scène les plus percutants de la scène européenne, met en oeuvre les principes qui régissent son théâtre : coprésence de comédiens professionnels et amateurs, mélange de plusieurs langues, refus du répertoire classique… Premier volet d’une série intitulée Histoire(s) du théâtre, La Reprise inaugure une enquête scénique au long cours sur « la plus ancienne forme d’art de l’humanité ». Au delà du documentaire, le retour sur un meurtre réel devient jeu allégorique nous ramenant à la naissance de la tragédie et affirmant la nécessité, pour le théâtre, non seulement de représenter le monde, mais de le changer.

APRES COUPS, PROJET UN-FEMME (VOLET 2)
Le 18 Février 2020
APRES COUPS, PROJET UN-FEMME (VOLET 1)
Le 19 Février 2020
APRES COUPS, PROJET UN-FEMME (DYPTIQUE)
Le 20 Février 2020
Robes blanches et masques de catch, bouquets de fleurs et gants de boxe, récits intimes en voix off et claquement des corps au plateau… Dans Après coups, Projet Un-Femme, cinq femmes se souviennent des coups reçus et contreattaquent en faisant ressurgir les fantômes qui les hantent. Venues d’Argentine, du Cambodge, du Danemark, de Palestine, de Russie, les interprètes sont danseuses ou circassiennes et leurs corps d’artistes, qui sont aussi des corps d’athlètes, sont à la fois porteurs de leurs histoires personnelles et marqués par l’histoire des pays où elles ont vécu. Ces autobiographies corporelles dessinent la géographie intime et politique de regards féminins sur la violence du monde. Avec rage et humour, elles tordent le cou aux clichés sur la féminité et tirent à bout portant sur la domination patriarcale, l’obsession de la femme parfaite, l’assignation à des rôles de soumission ou de pouvoir. Dans un dialogue singulier entre image scénique et dramaturgie sonore, Séverine Chavrier compose pour elles une partition pour corps et voix où résonnent les légendes grinçantes du passé et où se rouvrent des blessures mal cicatrisées. Ce diptyque propose la traversée sensible d’une carte du violent grâce à cinq témoignages, deux spectacles et une même dramaturgie.

ITEM (TITRE PROVISOIRE)
Du 11 au 12 Mars 2020
« Radeau, dit le dictionnaire : assemblage de pièces de bois, de roseaux, etc., constituant une plateforme flottante susceptible de porter des personnes ou des marchandises. » Transformant les planches du théâtre en embarcation de fortune et le rideau en voile, se laissant porter par les ondes du langage et de la musique, le Théâtre du Radeau, pour la troisième fois après Passim (2014) et Soubresaut (2017), fait escale au CDN de Besançon. Dirigée par François Tanguy, cette troupe d’artisans du théâtre oeuvre sans relâche à la construction d’espaces poétiques où dansent les châssis, où chantent tables et chaises, où la parole des poètes, rencontrant le corps des acteurs et des actrices, compose une langue mystérieuse et toujours renouvelée. Dans un équilibre fragile, les spectacles-voyages du Radeau ouvrent sur des mondes plastiques et sensibles habités à la fois par le sublime et le bouffon, par la joie et la nostalgie. ITEM propose ainsi un inventaire théâtral dont chaque élément, tels le tesson d’une mosaïque ou la fleur d’un bouquet, s’accorde aux autres pour constituer la charpente éphémère d’une oeuvre à la poésie unique.

ON VOUDRAIT REVIVRE
Du 18 au 19 Mars 2020
À la fin d’un film de Leos Carax, une voix retient l’attention des comédiens et musiciens Léopoldine Hummel et Maxime Kerzanet : c’est la chanson Revivre, de Gérard Manset. Ils découvrent alors cet inclassable poète du disque qui, depuis 1968, a construit loin des projecteurs un univers musical doux-amer extrêmement singulier, tout en composant parfois pour d’autres artistes. On lui doit notamment la dernière chanson d’Alain Bashung Comme un lego. Avec la metteure en scène Chloé Brugnon, Léopoldine et Maxime proposent, dans On voudrait revivre, un vagabondage sensoriel dans l’oeuvre hors normes de Manset. Un spectacle-hommage, mais un hommage irrévérencieux, puisqu’il se fait sur scène alors que Gérard Manset refuse de se produire en public. Une partie du plateau est, certes, la reconstitution d’un studio, mais celuici s’ouvre sur un espace onirique qui invite l’imagination à des fantasmagories
malicieuses. Tantôt se glissant dans la peau de Manset, tantôt s’adressant au public en leur nom propre, les deux interprètes apportent à la mélancolie des chansons originales une touche d’humour qui leur permet de revivre l’expérience d’un artiste et de faire revivre une parole poétique.

LE PRESENT QUI DEBORDE, NOTRE ODYSSEE II
Du 1 au 3 Avril 2020
Virtuose de l’alchimie entre théâtre et vidéo, la metteure en scène brésilienne Christiane Jatahy est accueillie pour la première fois à Besançon, avec un spectacle inspiré de L’Odyssée. Le Présent qui déborde a pour matériau de départ un film, tourné en Palestine, dans des camps de réfugiés au Liban et en Grèce, dans les quartiers déshérités de Johannesburg, dans une communauté indigène de la forêt amazonienne. Armées des vers d’Homère, les personnes filmées deviennent autant d’incarnations d’Ulysse. Depuis leur présent, elles disent les errances du guerrier aux mille ruses, sillonnant les mers pendant dix ans après la guerre de Troie. Comment une fiction vieille de trois mille ans se raccroche-t-elle au flux contemporain des hommes et des femmes qui traversent les frontières à la recherche d’une terre d’asile ? Ou de ceux qui, marginalisés par les pouvoirs en place, défendent leur foyer contre les envahisseurs ? Dans un dispositif scénique qui les rend à leur tour personnages de cette fiction collective, les spectateurs embarquent pour un voyage qui dynamite les frontières entre réel et fiction, entre passé et présent.

REMI
Du 28 Avril au 7 Mai 2020
Dans Sans famille d’Hector Malot, Rémi, enfant trouvé vendu par son père adoptif à un saltimbanque ambulant, parcourt les routes de France en compagnie de son maître bonimenteur, d’une troupe de chiens savants et d’un singe facétieux. Le jeune héros est confronté au froid, à la faim, à la répression policière, à la disparition d’êtres chers, et chaque épreuve dans le monde des adultes devient le ciment d’une construction personnelle. Originaire des Pyrénées comme Hector Malot, Jonathan Capdevielle, acteur, imitateur, chanteur, danseur, ventriloque, marionnettiste, fait sienne cette figure d’une enfance combative pour qui le spectacle est un instrument de survie. Pour mettre en scène les émotions parfois extrêmes auxquelles Rémi est confronté, il conçoit un parcours en deux épisodes. Le premier, joué au plateau, fait appel à la théâtralité de masques étranges pour incarner les figures multiples qui ponctuent le voyage initiatique. Quant au second, fiction audio, les spectatrices et spectateurs le découvriront une fois rentrés chez eux, dans un prolongement sonore de la représentation. Rencontre entre un artiste hors normes et un classique de la littérature enfantine, Rémi propose d’explorer les confins de la théâtralité.

LA MEDUSE DEMOCRATIQUE
Du 11 au 19 Mai 2020
Robespierre est de retour parmi nous pour se défendre de plus de deux siècles de calomnies dont les historiens se sont faits le relais. Réunis autour d’une table, les spectateurs sont interpellés par l’orateur, qui leur parle de sa Révolution et de notre démocratie. Qu’avons-nous fait de la Révolution ? Telle la Méduse de l’Antiquité, la démocratie pétrifierait-elle tous ceux qui la regardent en face ? À partir des discours de Robespierre et de textes de l’historienne Sophie Wahnich, Anne Monfort compose un entretien anachronique avec un fantôme, qui interroge notre rapport à l’histoire et surtout questionne le présent. Figure historique devenue symbole du radicalisme politique et de la Terreur, Robespierre fut pourtant parmi les rares députés à la Constituante à avoir voté pour l’abolition de la peine de mort. Dans la peau de l’Incorruptible, Damien Houssier fait ressortir avec humour les paradoxes de cet homme considéré comme responsable de tant de têtes coupées avant que ne tombe la sienne. Ruse politique et loi de la majorité, foi dans le peuple et état d’urgence, défense de la patrie et Terreur : La méduse démocratique nous invite à regarder en face nos responsabilités politiques.

Pratique

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