THEATRE DU NORD - LILLE - TOURCOING

Georges et moi concert
Par Alexis HK / Collaboration artistique : François Morel

Simon Mary (contrebasse, ukulélé basse) et Loïc Molineri ‘guitare manouche, guitare électrique)
Le vendredi 23 septembre 2016 à 20h, Grande salle, Lille – Durée 1h30
Plus de quinze ans de carrière, quatre albums studio, un album live, beaucoup de projets hybrides et une idée géniale : faire un spectacle sur celui qui a joué un rôle considérable dans son envie de faire des chansons et de mener sa vie grâce à elles. Tant et si bien qu’on a souvent qualifié Alexis HK de « nouveau Brassens ». Comme son illustre aîné, il porte de beaux costumes pour tromper son monde et chanter à peu près ce que bon lui semble, avec talent, poésie, irrévérence, tendresse, et beaucoup d’humour. Alors l’idée lui est venue d’informer tonton Georges des mouvements du monde depuis son départ, un triste jour d’octobre 1981.
Qu’en est-il de l’irrévérence ? De la liberté ? Georges Brassens aurait-il eu un iPhone ? Converserait-il par texto, sur Facebook ou Twitter ?
Accompagnés de ses musiciens, Alexis HK établit le dialogue avec le grand poète, monologue façon stand up sur les femmes, les cons, les vieux et la société d’aujourd’hui, interprétant une sélection de chansons savoureusement irrévérencieuses, les classiques et des perles méconnues, qui réveillent l’esprit sulfureux de tonton Georges.

Partenariat avec La rose des vents dans le cadre de leur 40e anniversaire, 2 spectacles et un concert littéraire
Iphigénie en Tauride
De Goethe / Mise en scène : Jean-Pierre Vincent
Avec : Vincent Dissez, Cécile Garcia Fogel, Pierre François Garel, Thierry Paret, Alain Rimoux et Léa Chanceaulme

Du 5 au 9 octobre 2016, Grande salle, Lille – Durée estimée 2h30
1989, Jean-Pierre Vincent, met un premier pied à La rose des vents et un autre au centre dramatique national (alors La Salamandre) avec la célèbre trilogie de Sophocle OEdipe et les oiseaux, présentée en écho au Bicentenaire de la Révolution française.
Le voici de retour sur le grand plateau du CDN en écho aux 40 ans de la scène nationale avec une pièce en l’honneur d’une femme et des hommes qu’elle éclaire.
Goethe modernise en plein siècle des lumières (1779), au moment d’une nouvelle avancée féminine, la tragédie d’Euripide, qui conte l’histoire de la fille d’Agamemnon et de Clytemnestre, sauvée in extremis par la déesse Diane et exilée sur cette côte éloignée de sa patrie (l’actuelle Crimée) pour échapper au sacrifice projeté par son père…
« Un objet poétique sans pareil, l’histoire d’une humanité rare, sans meurtre, ni sang », qui donne au metteur en scène d’autres moyens d’être à la hauteur de la violence du monde d’aujourd’hui. Pour interpréter le combat de cette femme claire, droite, obstinée, une équipe de comédiens hors pair.
Et le dessein d’un grand metteur en scène : élargir les connaissances des adolescents d’aujourd’hui et leur donner confiance dans le monde.

Réparer les vivants
D’après le roman de Maylis de Kerangal /Adaptation, interprétation et mise en scène : Emmanuel Noblet

Du 11 au 21 octobre 2016, La rose des vents, Villeneuve-d’Ascq – Durée 1h20
Dans la lueur de l’aube sur une plage, trois jeunes gens entrent dans l’eau, poussant leur surf, le coeur battant de désir. Ils vont défier avec ivresse chaque vague qui soulève et emporte, encore et encore. Sur la route du retour, l’accident se produit. Simon Limbres, 19 ans, est en état de mort cérébrale.
Dans son adaptation au théâtre, entreprise dès sa première lecture du livre de Maylis de Kerangal, Emmanuel Noblet a su garder toute la vibration intense de ce beau roman d’une transplantation cardiaque. Seul en scène, avec un surf, deux chaises et un drap, quelques voix off, des musiques et des chansons, l’acteur athlétique va jouer tous les personnages de cette chaîne humaine, qui, au terme d’une course contre la montre captivante, vont permettre au coeur de Simon, 19 ans, de remplacer celui de Claire, 50 ans. Avec les mots et l’émotion qu’il faut pour dire la perte d’un enfant, celle d’un amoureux, l’interrogation des proches…
Emmanuel Noblet a fait du livre coup de poing de Maylis de Kerangal, un spectacle coup coeur du festival off d’Avignon 2015.

Boussole concert
Lecture musicale d’après le roman de Mathias Enard / Adaptation et mise en scène : Emmanuel Noblet

Création Maison de la culture de Tournai-Festival Les inattendues Rencontres 2016
Avec : Olivier Dautrey (comédien), Marie Hallynck (violoncelliste), Muhiddin Dürrüoglu (pianiste)
Le dimanche 16 octobre 2016 à 16h, grande salle, Lille – Durée 1h20
«Une lecture-concert c’est bien court pour une telle oeuvre mais bien assez pour voyager». Emmanuel Noblet, qui interprète à La rose des vents Réparer les vivants de Maylis de Kerangal, parle aussi très bien d’un autre livre : Boussole de Mathias Enard. Si bien, qu’il met en espace une lecture-musicale du Prix Goncourt 2015 (Ed Actes sud, 400 P.) Des extraits des musiques citées dans l’oeuvre interprétés par la violoncelliste Marie Hallynck et le pianiste Muhiddin Dürrüoglu. Et des extraits du texte lu par Olivier Dautrey, ancien de la Comédie-Française, aujourd’hui au service des auteurs dans sa résidence des Vosges où Mathias Enard a écrit sa première pièce de théâtre…
Olivier Dautrey endossera le rôle de Franz Ritter, l’insomniaque musicologue viennois qui, dans la torpeur d’une nuit blanche, retrouvera ses compagnons, les hommes et les partitions, compositeurs de tous temps et voyageurs immémoriaux. «Ecoutons ses notes et ses mots, son voisin de palier et ceux du désert, prenons des bouffées d’opium et de mémoire, retournons à Palmyre dans la nuit tout contre Sarah… Quand nos sociétés manquent d’orientation, quand la peur sert de guide à l’ignorance, nous avons l’Histoire à raconter. La grande et la petite. Nous avons cette boussole». Cette lecture-concert sera créée à Tournai le 3 septembre 2016 dans le cadre des Rencontres Inattendues liant musique et philosophie.

Dans le nom
Texte, mise en scène et scénographie : Tiphaine Raffier
Avec : Joseph Drouet, Noémie Gantier, François Godart, Caroline Mounier, Victoria Quesnel, David Scattolin

Du 3 au 10 novembre 2016, Grande salle, Lille – Durée 1h40
Davy est un éleveur bovin sur lequel ne cessent de s’abattre les problèmes. Mais pour quelle raison ? Certains pensent à une malédiction... Plus que la résolution de l’intrigue, c’est le pouvoir des mots qui est ici mis en jeu.
Empruntant à la peinture sociale, au polar fantastique comme au conte philosophique, Dans le nom cherche à saisir l’invisible, à débusquer ce qui est tu dans ce qui est dit. Entrevoir ces endroits où la parole peut devenir une illusion prophétique, une science occulte qui noue le sort et précipite les destins.
Nourrie des travaux de l’ethnologue Jeanne Favret-Saada, Tiphaine Raffier a réuni six fidèles comédiens, pour la plupart sortis comme elle de L’Ecole du Nord. Avec un écran vidéo et un plateau nu, la jeune auteure raconte une campagne contemporaine régie par un système agricole devenu irrationnel.
Avec cette reprise de sa pièce créée au Festival Prémices3 (2014), Tiphaine Raffier - dont beaucoup se souviennent de La Chanson, sa première création - fait son entrée dans le collectif d’auteurs et d’artistes du Théâtre du Nord.

Richard III
De William Shakespeare / Mise en scène et scénographie : Thomas Jolly

Avec : Damien Avice, Mohan Azzoug, Etienne Baret, Bruno Bayeux, Nathan Bernat,
Alexandre Dain, Flora Diguet, Anne Dupuis, Emeline Frémont, Damien Gabriac,
Thomas Germaine, Thomas Jolly, François-Xavier Phan, Charline Porrone, Fabienne Rivier
Du 17 au 20 novembre 2016, Grande salle, Lille – Durée 4h20 avec entracte
Richard, duc de Gloucester, est fermement décidé à s’emparer de la couronne d’Angleterre (1483) bien qu’il ne soit pas inscrit dans la succession légitime… Pour y parvenir, il doit supprimer les héritiers et leur indésirable progéniture. Il fomente un plan machiavélique que Shakespeare déploie dans sa sinistre pièce (1590) qui porte le nom du roi boiteux, bossu et tyrannique.
«Richard III est une conclusion», souligne Thomas Jolly qui achève ainsi en écho à Henry VI, son incroyable épopée, entreprise depuis 2010 avec La Piccola Familia, montée comme une saga échevelée de dix-huit heures, qui avait embrasé Avignon 2014. Le metteur en scène trentenaire, qui endosse le rôle monstre, et sa quinzaine d’acteurs et actrices, pour la plupart déjà présents sur Henry VI, ont l’art et la manière de raconter les histoires. Et de poser les questions. Richard III (1452-1485) est-il né monstre ou est-il le produit de la monstruosité de son époque ? Quatre heures durant, ils ancrent dans un univers visuel très contemporain, nourri d’images fortes, l’histoire de ce tyran absolu dont le public découvre clairement la stratégie et devient complice malgré lui. Concert électro-punk-rock, costumes à paillettes, lumières, laser : Richard III par Thomas Jolly est un spectacle total qui n’a pas son pareil pour initier les jeunes générations aux tragédies de Shakespeare.

Alors que j’attendais
NEXT festival
De Mohammad Al Attar
Mise en scène : Omar Abusaada

Spectacle en arabe, surtitré en français
Du 24 au 26 novembre 2016, Idéal, Tourcoing
Sur son lit d’hôpital, Taim, 30 ans, est dans le coma. Il a été passé à tabac, après avoir mystérieusement disparu en traversant l’un des nombreux check points qui fractionnent Damas en Syrie. Devant cette nouvelle épreuve, la famille, dont le père a été emporté quinze ans plus tôt d’une mort tragique aux accents de scandale, est particulièrement démunie. Les douloureux secrets que réveille ce souvenir astreignent chacun à de profondes mutations. Une année durant, Taim, toujours dans le coma, ressent simultanément les changements parmi les siens, et ceux de la capitale syrienne, devenue un lieu étrange et cruel. Pour documenter cette pièce sur l’omniprésence de l’absence, Omar Abusaada a rencontré des familles plongées dans le drame du coma et des médecins afin d’en comprendre les mécanismes et d’en percer les mystères. Il a inventé un traitement singulier du théâtre, assorti de vie réelle, pour nous plonger dans l’intimité de ceux qui subissent l’actualité en Syrie. Dans son dernier spectacle, Antigone of Shatila, une trentaine de femmes syriennes et palestiniennes du camp de Chatila témoignaient de leur traversée de réfugiées en se projetant dans la figure d’Antigone. Cette nouvelle collaboration avec le bouillonnant auteur Mohammad Al Attar confirme l’étoffe de leur binôme. S’ils s’affranchissent ici du théâtre documentaire pour retourner à la fiction, c’est sans quitter la question qui les occupe. Le coma, c’est aussi l’histoire de la Syrie d’aujourd’hui, cette zone grise entre la vie et la mort, entre l’espoir et le désespoir.

Songes et Métamorphoses
Un spectacle de Guillaume Vincent Hôtel Métamorphoses, un texte de Guillaume Vincent librement inspiré d’Ovide Le Songe d’une nuit d’été , de William Shakespeare, traduction Jean-Michel Déprats

Avec : Elsa Agnès, Candice Bouchet, Emilie Incerti Formentini, Elsa Guedj, Florence Janas, Hector Manuel, Estelle Meyer, Alexandre Michel, Philippe Orivel, Makita Samba, Kyoko Takenaka, Charles Van de Vyver, Gerard Watkins, quatre enfants, et la participation de Lucie Ben Bâta, Christelle Naddéo, Jane Piot et Muriel Valat
Du 30 novembre au 4 décembre 2016, Grande salle, Lille – Durée 4h30 avec entracte
Fête d’école à Notre-Dame de la Miséricorde. Quatre enfants entre 8 et 12 ans s’apprêtent à jouer Narcisse…
Guillaume Vincent s’amuse à mettre en miroir deux immenses textes en créant un spectacle en deux parties : Hôtel Métamorphoses, écrit dans les traces du Songe d’une nuit d’été, qui donnera à entendre quatre métamorphoses d’Ovide (Narcisse, Pygmalion, Myrrha, Procné) adaptées par le metteur en scène. Et Le Songe d’une nuit d’été, comme s’il s’agissait de trois pièces, montées par trois metteurs en scène différents. L’une aurait pour personnages principaux l’orgueilleuse Titania et le jaloux Obéron, interprétés par deux chanteuses, l’autre un quatuor amoureux, et le troisième verrait des artisans essayant de répéter Pyrame et Thisbée, prétexte pour Guillaume Vincent à composer des variations sur le thème du théâtre amateur. Avec quatorze comédiens, quatre enfants, et un important travail sur le son mené avec l’IRCAM, Guillaume Vincent, accueilli avec Rendez-vous gare de l’Est la saison dernière, investit le grand plateau pour faire entendre Shakespeare, et l’oeuvre phare d’Ovide, rarement montée au théâtre.

La Jeune Fille, le Diable et le Moulin
D’après les contes des frères Grimm / Texte et mise en scène : Olivier Py

Avec : François Michonneau, Léo Muscat, Benjamin Ritter, Delia Sepulcre Nativi
Du 14 au 22 décembre 2016, Grande Salle, Lille – Durée 50min
Un meunier miséreux et bien naïf signe un pacte avec un inconnu qui lui promet la richesse en échange de ce qui se trouve derrière son moulin. Le meunier croit avoir promis son grand pommier mais sa fille qu’il vient de donner au Diable. Quand ce dernier vient la chercher, les larmes de l’enfant l’empêchent d’en prendre possession. Mais son père, menacé par le Diable, lui coupe les mains… Mutilée, la jeune fille s’enfuit … Son voyage est long et semé d’embûches, elle y rencontre un jardinier bienveillant et un prince charmant… Et tout est bien qui finit bien dans ce qui est l’une des premières pièces d’Olivier Py, inspirée du conte des frères Grimm La jeune Fille aux mains coupées. « C’est un conte incroyable sur la résilience, un prodige de récit qui passe du plus noir au plus lumineux », souligne le directeur du Festival d’Avignon où le spectacle a été présenté dans cette nouvelle version en 2014. Une version chantée et dansée par quatre formidables comédiens musiciens pour un parcours initiatique sans mièvrerie qui traverse nombre de questions d’enfants : la mort, le Diable, l’amour, la guerre, l’oubli, la relation aux parents… et qui garde toujours une touche d’espérance pour la fin !

Espæce
Une pièce d’Aurélien Bory

Avec : Guilhem Benoït, Mathieu Desseigne, Katell Le Brenn, Claire Lefilliâtre, Olivier Martin Salvan (distribution en cours) / Création Festival Avignon 2016
Du 4 au 8 janvier 2017, Grande salle, Lille – Durée 1h
« Vivre, c’est passer d’un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner », indique Georges Perec dans son livre Espèces d'espaces (1974). Un texte qui accompagne depuis de longues années, le metteur en scène Aurélien Bory particulièrement sensible à l’écriture de Perec. Et un sujet, l’espace, que le metteur en scène toulousain traite inlassablement au théâtre, lui qui a développé depuis 2000, en dix créations majeures présentées dans le monde entier, un « théâtre physique », une oeuvre singulière et hybride, au croisement des écritures et des disciplines (danse, installations plastiques, cirque).
« Je choisis comme titre un mot qui n’existe pas et qui doit sa forme à deux mots superposés contenus dans le titre du livre de Georges Perec », explique-t-il. Partant de la première phrase du livre : « L’objet de ce livre n’est pas exactement le vide, ce serait plutôt ce qu’il y a autour ou dedans », le metteur en scène l’applique au vide du plateau qui contient toutes les formes, tous les spectacles… « Parce que le théâtre porte le geste maintes fois répété de réécrire par-dessus les traces… » Aurélien Bory se dirige, à partir de l’enfance de l’écrivain et de ses souvenirs, vers un territoire mental où l’espace est au coeur et les passages nombreux.
Un projet initié depuis deux ans pour une création en Avignon 2016.

Un Jour en plus
Cie Velum / Conception, écriture et mise en scène : Guillaume Deman

Collaboration à la mise en scène : Kévin Lévêque
Avec : Fabíola Augusta, Christophe Carassou, Maxence Vandevelde
Du 11 au 15 janvier 2017, Idéal, Tourcoing – Durée 1h20
Et vous, que feriez-vous d’un jour en plus chaque semaine ?
C’est l’idée de Michel. Une idée qu’il va partager sur les réseaux sociaux et qui va rapidement faire le tour de l’Europe. Dans cet univers de science-fiction, cette idée pourrait bien devenir réalité. Mais les dirigeants de l’Union Européenne veillent et feront tout pour empêcher le surgissement improbable de ce jour. Ils prendront des décisions qui, malgré eux, créeront les conditions nécessaires au rassemblement de tous autour d’un seul média : la radio.
Nous voici installés au sein d’un studio radiophonique avec trois comédiens-musiciens (dont Christophe Carassou, ex-élève de l’Ecole du Nord) racontant l’histoire de Michel et de son idée. Nous sommes happés dès les premières minutes, pris tous ensemble dans un vrai suspens, attentifs et à l’écoute des questionnements philosophiques que soulève cette fiction. Guillaume Deman de la Cie Velum (2011) basée à Arras, a écrit une pièce en trois parties à partir du matériau récolté durant plusieurs mois dans des ateliers d’écriture menés dans la région sur ce thème du jour en plus. Il en résulte un spectacle hybride, fondamentalement sonore, un théâtre où l’on regarde le son se fabriquer, au plus proche des artistes qui créent cet univers.

J’ai 17 pour toujours
Texte, vidéos et mise en scène : Jacques Descorde
Avec : Astrid Bayiha, Natalie Bourg

Du 19 au 29 janvier, Petite salle, Lille – Durée estimée 1h05
Stella et Adèle ont 17 ans. Tous les jours, elles se retrouvent sur le toit-terrasse d’un immeuble. Stella compte les fenêtres allumées, observe les gens qui passent, qui vivent, qui courent. Adèle attend que son fiancé l’appelle. Chacune d’elles, pour échapper à son histoire, invente les histoires des autres, histoires d’amour, de trahison, de solitude, histoires de haine. C’est ainsi qu’elles imaginent leur vie d’adulte. Elles n’en veulent pas.
S’inspirant librement des histoires qu’ont bien voulu lui confier de grands ados (16-19 ans) de tous bords, qu’il a longuement rencontrés et écoutés, Jacques Descorde a écrit, sans chercher à retranscrire, ce texte qui témoigne à sa façon d’une adolescence en quête de l’identité et de sens. On retrouve avec plaisir le metteur en scène et comédien, co-fondateur de la Compagnie des Docks à Boulogne-sur-Mer, qui jouait dans Occident de Rémi De Vos avec Carole Thibaut (janvier 2015) en spectacle en balade. Une nouvelle fois, Jacques Descorde aborde avec grâce et poésie, de son écriture délicate et elliptique un thème qui s’adresse autant aux ados qu’à leurs parents.

L’Institut Benjamenta
D’après Robert Walser / Mise en scène : Bérangère Vantusso

Avec : Pierre-Yves Chapalain, Anne Dupagne, Guillaume Gilliet, Christophe Hanon, Philippe Rodriguez-Jorda (distribution en cours) / Création Festival Avignon 2016
Du 1er au 9 février 2017, Grande salle, Lille – Durée 1h30
Jacob Von Gunten est fils de bonne famille. Rien ne le prédestine à entrer à l’Institut Benjamenta, une école de domestiques où il apprendra à obéir, s’effacer, se soumettre, se taire, servir. Mais parce qu’il aspire à devenir « un beau zéro tout rond », il souhaite apprendre cette position de subordination. Son arrivée dans l’Institut dirigé par le frère et la soeur Benjamenta va faire basculer l’équilibre de la maison.
Membre du collectif d’artistes du Théâtre du Nord, Bérangère Vantusso (Le Rêve d’Anna en 2015 à l’Idéal) a ressenti un vrai choc littéraire à la lecture du roman de l’écrivain suisse de langue allemande, Robert Walser (1878-1956) et découvert une langue limpide, modeste et vive, souvent drôle.
«Cette dialectique du maître et de l’esclave est un appel très inspirant pour la marionnette qui ne prend vie que lorsque quelqu’un se met à son service, mais qui impose à celui qui l’anime de ne plus se mouvoir pour lui-même mais pour l’autre», explique celle qui poursuit depuis dix ans, avec sa compagnie trois-six-trente, un travail avec des marionnettes hyperréalistes. Vingt-deux corps sont mis en jeu pour raconter les domestiques de l’Institut, des binômes flottant entre vraisemblance et fantastique animés par une équipe d’acteurs.
L’Institut Benjamenta, l’un des romans préféré de Kafka, est un immense appel au rêve, un conte mystérieux dont l’adaptation à la scène par Bérangère Vantusso a été créée en Avignon 2016.

Pouët-Poète ! concert
Une lecture musicale par François Morel /Antoine Sahler (Piano, claviers, trompette…)

Le mardi 14 février 2017 à 20h, Grande salle, Lille – Durée 1h20
«Une soirée-lecture qui serait également une fête des mots. Elle tenterait de marier Jean Tardieu et René Fallet, Aristide Bruant et Fernand Raynaud, Francis Blanche et Thomas Fersen.
Une poésie mais avec des flonflons, mais avec des chansons, mais avec des frissons.
La poésie du quotidien serait à l’honneur, celle du verre de rouge et de l’accordéon, celle des sémaphores et des fleurs sauvages, des talus, du ballast et de la mélancolie.
La poésie du presque rien, de la banalité, du regret et de l’étonnement d’être au monde, la poésie d’un genre qui ne se pousse pas du col, qui surgit précisément quand on ne l’attend pas, qui ne se pâme pas, qui ne se déclame pas, qui ne cherche pas forcément à faire joli, qui ne fera pas l’objet de soirées littéraires, le coude sur le guéridon et les yeux dans le vague…Avec la complicité musicale de Antoine Sahler, une occasion de partager le plaisir de ces pépites qui depuis toujours m’accompagnent à plein temps.»
François Morel

Le Temps et la chambre
De Botho Strauss
Mise en scène : Alain Françon

Avec : Antoine Mathieu, Charlie Nelson, Gilles Privat, Aurélie Reinhorn, Georgia Scalliet,
Renaud Triffault, Dominique Valadié, Jacques Weber, Wladimir Yordanoff,
Du 1er au 12 mars 2017, Grande salle, Lille – Durée 2h
Une pièce avec trois grandes fenêtres donnant sur la rue. Devant celle du milieu, une petite table et deux fauteuils : l’un occupé par Olaf ; l’autre, tourné vers la fenêtre, est occupé par Julius. Celui-ci observe les gens dans la rue. Il décrit une fille. On sonne. Elle entre. Elle leur est inconnue mais elle sait qu’ils parlaient d’elle. On sonne, « L’Homme sans montre » entre. Il était à une fête ici la nuit dernière et il a oublié sa montre. C’était pourtant bien ici ? Qui sont ces gens (Marie Steuber, L’Impatiente, La Femme Sommeil…) dont l’arrivée n’émeut en rien les deux habitants du lieu ? Nous voici au coeur de la langue de Botho Strauss, maître des allusions, des relations voilées dont la force est merveilleusement bien rendue dans cette traduction de Michel Vinaver choisie par Alain Françon, qu’on se réjouit d’accueillir pour la première fois au Théâtre du Nord ainsi qu’à l’Ecole du Nord. Le grand metteur en scène, très attaché à la transmission, a déjà abordé l’an dernier l’oeuvre du dramaturge allemand, avec les élèves de l’Ensatt et La Trilogie du revoir. Cette fois, il s’attaque à ce petit monument sur la perte de sens et de substance de la conscience moderne, écrit en 1988, s’appuyant sur le talent d’acteurs remarquables dont certains l’accompagnent depuis longtemps.

Europe connexion
D’Alexandra Badea / Mise en scène : Matthieu Roy

Spectacle en français et mandarin / Avec : Philippe Canales, Johanna Silberstein, William Wang, Chih Chun Wang (distribution franco-taïwanaise)
Du 16 au 25 mars 2017, Idéal, Tourcoing – Durée 1h20
On ne connaît pas son nom mais cet homme occupe un poste important dans la société européenne : lobbyiste. Après avoir été assistant parlementaire auprès d’une députée de la commission environnement santé publique et sécurité alimentaire, l’énarque change de camp et intègre l’un des plus gros lobbies sur le marché des pesticides. Il va désormais servir au mieux les intérêts de son entreprise, quitte à mettre en danger la vie d’autrui, sa propre santé mentale et sa vie familiale.
Membre du collectif d’artistes du Théâtre du Nord, Matthieu Roy (Martyr, Prodiges, Un doux Reniement) s’empare du texte de la jeune autrice engagée (Pulvérisés, Grand Prix de littérature dramatique 2012)
Alexandra Badea propose une expérience théâtrale forte : dix séquences écrites à la deuxième personne du singulier, un tutoiement qui place le spectateur dans la tête du personnage. Cette force dramatique du récit est renforcée par un dispositif immersif : équipés de casques audio, les spectateurs s’installent au coeur du système dans lequel évolue le personnage.
Créé à Taïwan au Taïpei Arts Festival en octobre 2016 avec une distribution franco-taïwanaise, Europe Connexion invite à réfléchir sur nos engagements de vie les plus intimes : pourquoi et comment avons-nous choisi le métier que nous exerçons plutôt qu'un autre ? Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour réussir ?

La Ménagerie de verre
De Tennessee Williams / Mise en scène : Daniel Jeanneteau

Avec : Solène Arbel, Pierric Plathier, Dominique Reymond, Olivier Werner
Du 29 mars au 2 avril 2017, Grande salle, Lille – Durée 2h15
Saint-Louis dans le Missouri. L’appartement des Wingfield donne sur une impasse. Amanda, la mère a été abandonnée par son mari. Elle vit avec son fils, Tom, poète, employé dans une usine de chaussures et sa fille, Laura, fragile, qui collectionne de petits animaux en verroterie.
Invité le temps d’une soirée, apparaît un joyeux garçon, Jim. Enfin un galant pour Laura ? C’est à l’occasion d’une commande de Satoshi Miyagi pour venir travailler au Japon avec les acteurs de la troupe de Shizuoka (2011) que Daniel Jeanneteau découvre le théâtre de Tennessee Williams (1911-1983) qu’il pensait «ne pas aimer». Le metteur en scène est sensible à l’extraordinaire richesse de la Ménagerie de verre (1944) qui lui ouvre «un champ de liberté et de rêve inattendu».
Cinq ans plus tard, Daniel Jeanneteau construit cette version française autour de Dominique Reymond dans le rôle d’Amanda, entourée de Solène Arbel (Laura), Pierric Plathier (Jim) et Olivier Werner (Tom), tous soumis à une densité de jeu éblouissante. Car La Ménagerie de verre est une «pièce de la mémoire», comme le dit Tennessee Williams, qui fait de Tom, le narrateur et l’acteur de l’histoire qu’il raconte. Echappant à tout réalisme, la pièce s’inspire du vécu de l’auteur et témoigne de son amour infini pour sa soeur qui souffrait d’une maladie mentale. Un chef-d’oeuvre du théâtre américain du XXe siècle.

LES PROJETS PARTICIPATIFS
Les Odyssées de Lille
Concert de Sonia Wieder-Atherton, violoncelle et coeur imaginaire

Le 6 avril 2017 à 19h
Violoncelliste de renom, Sonia Wieder-Atherton poursuit depuis Odyssée pour violoncelle et choeur imaginaire (2012) – un spectacle pour violoncelle et bande-son - un travail atypique qui puise aux sources de la musique contemporaine et classique tout en mêlant une recherche très dense sur le son.
«Aujourd’hui, je voudrais que l’Odyssée aille à la rencontre de milliers d’Odyssées : mon désir est de faire rentrer les gens, leurs récits, leurs histoires, leurs chants, leurs rêves dans L’Odyssée. Plus précisément dans sa bande son, qui est pour moi une matière vivante». Cette matière vivante, Sonia Wieder-Atherton va la puiser au cours d’ateliers menés avec une quinzaine de femmes d’âges et d’origines sociales mélangés, impliquées dans les centres sociaux de Lille situés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, et recrutées sur la base du volontariat. A partir de leurs récits, de sons de nature, de la ville, l’artiste composera avec elles, l’écriture d’un scénario sonore, bande-son d’un spectacle hors du commun sur laquelle elle se produira. En écho au travail de Sonia Wieder-Atherton, l’auteure performeuse Samira El Ayachi, réalisera avec les participantes un carnet de bord de ces rencontres, les guidant vers ce travail d’écriture à partir de soi, qui donnera lieu à une restitution en public.
Sonia Wieder-Atherton, se tourne une nouvelle fois, avec son violoncelle, vers d’autres expressions portant un regard très ouvert sur le monde et questionnant la notion de concert.

2017 comme possible
Un projet conçu et mis en scène par Didier Ruiz – La compagnie des hommes
Paroles d’adolescents

Le 25 avril 2017 à 20h
Être adolescent aujourd’hui ? Le metteur en scène Didier Ruiz et le chorégraphe Tomeo Vergés embarquent une vingtaine de jeunes de la métropole lilloise dans une aventure théâtrale et humaine extraordinaire. Prendre place au plateau, (se) raconter et être entendu ? C’est possible et c’est bouleversant.
À l’encontre des clichés sur la jeunesse, les jeunes se racontent et nous donnent le goût de la vie avec énergie. Ils partagent leur intimité avec joie, sans artifices.
À l’issue de quatre mois de répétitions hebdomadaires avec Didier Ruiz et Tomeo Vergés, ces jeunes livrent sur scène leurs témoignages bouleversants sur l’adolescence, leurs rêves, leur vie d’adulte en devenir. Des autoportraits pour voir et entendre, une mosaïque d’une rare intensité.
2017 comme possible est le 6ème volet d’une série entamée au Théâtre de L’Odéon en 2013 avec de jeunes habitants de Paris et sa banlieue, autour de la thématique «Adolescence et Territoire(s)». Après le Festival d’Avignon et Barcelone en 2014, le projet a été transposé en Seine-et-Marne puis à Nantes. Maintenant place à 2017 comme possible à Lille !
Le metteur en scène Didier Ruiz s’attache à montrer que l’expérience individuelle impacte la société et peut transformer le collectif. Avec La compagnie des Hommes, il crée régulièrement des spectacles avec des acteurs non professionnels, personnes âgées, scientifiques et récemment des ex-détenus avec Une longue Peine, qui sont autant de témoins porteurs de mémoire, un thème cher à la compagnie.

Amphitryon
De Molière / Mise en scène : Christophe Rauck

Spectacle en russe, surtitré en français
Avec les comédiens de l’Atelier Piotr Fomenko :
Karen Badalov, Andreï Kazakov, Ksenia Koutepova, Oleg Niriane, Kirill Pirogov, Galina Tiounina, Nikita Tiounine, Roustem Youskaïev
(Création le 31 janvier 2017 à l’Atelier Piotr Fomenko, Moscou)
Du 5 au 17 mai 2017, Grande salle, Lille
Jupiter, amoureux de la belle Alcmène, descend sur terre accompagné de son fidèle Mercure. Jupiter prend les traits d’Amphitryon, l’époux de la belle, parti à la guerre. L’épouse vertueuse croit à un retour inopiné de son mari et s’offre une longue nuit d’amour. Survient alors le véritable Amphitryon….
Après avoir monté Figaro divorce d’Odon von Horvath, Christophe Rauck revient au XVIIe siècle, déjà traversé avec Racine et Phèdre (2014) pour aborder une pièce considérée comme la plus gracieuse de Molière, écrite en 1668.
Cet Amphitryon, est le fruit d’une rencontre avec les comédiens de l’Atelier de Piotr Fomenko alors qu’il était en tournée à Moscou avec Le Mariage de Figaro (2007) et la troupe de la Comédie-Française. Huit comédiens russes (deux femmes, six hommes), les Fomenkis comme on les appelle là-bas, anciens disciples du maître de la mise en scène, Piotr Fomenko (disparu en 2012), joueront Amphitryon sous la direction de Christophe Rauck. D’abord à Moscou pour la création franco-russe le 31 janvier 2017 de cette comédie mythologique, puis à Lille, au Théâtre du Nord, où l’on garde un souvenir ému du Guerre et Paix de Tolstoï (2002), dans la mise en scène de Piotr Fomenko.
La création d’Amphitryon sera l’occasion d’un échange entre les seize comédiens de l’Ecole du Nord et les élèves du GITIS, l’école emblématique de la grande histoire du théâtre russe.

La compagnie de La Cordonnerie
3 spectacles à découvrir au Grand Bleu et au Théâtre du Nord
Métilde Weyergans et Samuel Hercule, fondateurs de la compagnie lyonnaise La Cordonnerie, adorent tordre le cou aux contes pour en faire des spectacles drôles et inventifs mêlant théâtre, cinéma et musique.
Udo, complètement à l’Est
Texte et mise en scène : Métilde Weyergans et Samuel Hercule
Création musicale : Mathieu Olger
Avec : Mathieu Olgier, Quentin Olgier

Du 17 au 20 mai 2017, Théâtre du Nord - Petite salle, Lille – Durée 50min
Qui connait la fabuleuse histoire du père de Blanche Neige ? Il s’appelle Udo, il est roi, trapéziste et inconnu. C’est l’histoire de Blanche Neige, vue du côté du père, racontée par Udo, qui fait défiler comme par magie (grâce à l’utilisation de picoprojecteurs) les paysages traversés, mais également les personnes de la vie passée et présente du personnage.
Un voyage très, très à l’est avec un musicien bruiteur…

Hansel et Gretel
D'après le conte de Jacob et Wilhelm Grimm
Mise en scène, adaptation, scénario et réalisation : Métilde Weyergans et Samuel Hercule

Musique originale : Timothée Jolly
Avec Samuel Hercule, Métilde Weyergans, Timothée Jolly, Emmanuel Fitte-Duval
Du 18 au 20 mai 2017, Le Grand Bleu, Lille – Durée 1h
Jacob peine à trouver du travail. Sans le sou, il vit dans une caravane, plantée dans un terrain vague et y héberge ses parents, Hansel et Gretel, de vieux magiciens à la retraite, plus cigales que fourmis… Un jour, sur le bord d’un chemin, il rencontre Barbara. Elle va changer sa vie et finir par le convaincre d’abandonner ses parents dans la forêt. Dans une ambiance années 70, La Cordonnerie, en inversant les rapports enfants/parents, questionne notre relation aux aînés.

Blanche Neige ou la chute du mur de Berlin
Mise en scène, adaptation, scénario et réalisation : Samuel Hercule et Métilde Weyergans
Musique originale : Timothée Jolly

Avec : Samuel Hercule et Métilde Weyergans (Voix, bruitages),
Timothée Jolly (Piano, toy piano, philicorda), Florie Perroud (Batterie, guitare, percussions, cloches)
Du 30 mai au 3 juin 2017, Idéal, Tourcoing – Durée 1h15
«La méchante c’est moi», déclare Elisabeth, la fameuse belle-mère. C’est à son tour de s’exprimer et de donner sa version des faits. Non, Blanche n’est pas la gentille fille naïve dont on nous parle : c’est une ado au look gothique qu’elle élève seule depuis qu’elle a 6 ans. Sa mère est morte quand elle était petite et son père, un fameux trapéziste, est retourné à l’est. Elles vivent seules toutes les deux dans une cité HLM (Le Royaume) à l’orée d’un bois. Et au fil des années, un mur s’est construit entre Blanche et Elisabeth. Et à 2000 km de là, Berlin est toujours coupée en deux. On est en 1989, l’année où les murs peuvent tomber...

L’une et l’autre concert
Lecture musicale de et avec La Grande Sophie (guitare et chant) et Delphine de Vigan (lecture) Mise en scène : Eric Soyez

Le mercredi 31 mai 2017 à 20h, Grande salle, Lille – Durée 1h15
L’une n’a cessé de parcourir les routes : c’est la chanteuse et auteure-compositrice La Grande Sophie, artiste majeure de la scène française. L’autre a toujours sa plume pour maison où qu’elle aille : c’est Delphine de Vigan, la romancière multi primée (D’Après une histoire vraie, Rien ne s’oppose à la nuit…).
L'an passé, elles imaginèrent ensemble une lecture musicale, L'une et l'autre, à l'occasion de laquelle Sophie écrivit une chanson, en écho à l'un des livres de Delphine (Jours sans faim).
Il était normal que la chanson (Je n’ai rien vu venir) se retrouve sur son dernier opus (Nos Histoires). Chacune aurait pu retrouver son chemin, repartir de son côté. Elles en ont décidé autrement.
Des extraits de plusieurs livres, des chansons de plusieurs albums, des textes écrits pour l’occasion, se mêlent, tissent un fil, racontent une histoire. L’une se surprend à chanter, l’autre à donner la réplique. Des voix nues se répondent. L’enfance, la solitude, l’illusion amoureuse, la rencontre, autant de thèmes, qui se fredonnent ou se murmurent.
Entre les livres et les chansons, elles ont trouvé des échos, des résonnances, elles ont mis à jour les mots et les thèmes communs, elles en ont inventé d’autres.
Un dialogue audacieux qu’elles ont eu envie de partager de nouveau.

Toute ma vie, j’ai fait des choses que je savais pas faire
De Rémi De Vos
Mise en scène : Christophe Rauck
Avec : Juliette Plumecocq-Mech

Du 7 au 24 juin 2017, Petite salle, Lille – Durée 45min
«Un homme parle. Il parle pour se sauver. Très concrètement, la parole, ici, le tient en vie. Il parle à d’autres hommes, qui l’écoutent. C’est une parole qui se cherche et l’écoute est fragile. Cela peut s’arrêter à chaque instant et alors quoi ? La violence, qui n’est tenue à distance que par les mots» Membre du collectif d’artistes du Théâtre du Nord, Rémi de Vos a écrit, à la demande de Christophe Rauck, un monologue pour la comédienne Juliette Plumecocq-Mech. L’histoire d’un gars qui boit une bière dans un bar et qui se fait agresser verbalement par un individu. Une histoire à rebours racontée par la victime elle-même, allongée au sol devant un écran blanc, le mur au pied duquel son histoire s’est achevée dans une silhouette dessinée à la craie. 45 minutes d’une formidable performance au sol pour rembobiner le cours du drame. Comment réagir à la violence quand elle vous tombe dessus ? Comment sauver sa peau sans subir les coups ? Sur deux sonates de Beethoven, une mise en scène au cordeau, sans cri ni violence mais avec un habillage sonore, Rémi De Vos déroule le fil de la pensée d’un personnage en sursis. Un magnifique personnage porté par une comédienne atypique qui pourrait être chacun de nous. Après le Festival d’Avignon Off 2016, ce monologue inspiré revient à Lille pour achever, avec intensité, la saison 16-17.

SPECTACLES EN BALADE
Formes brèves et légères techniquement, les « spectacles en balade » ne sont pas joués au Théâtre du Nord, mais dans des structures qui ne sont pas dédiées à l’accueil de spectacles : établissements scolaires, structures sociales, associatives, caritatives, établissements de réinsertion, cafés et restaurants, etc. Les « spectacles en balade » permettent d’aller à la rencontre d’un public qui, pour des raisons géographiques, économiques, culturelles ou sociales, reste éloigné des structures culturelles. Trois spectacles prendront le territoire comme nouveau terrain de jeu pour montrer la nécessité du théâtre !

Et un apéro polar !
Un feuilleton théâtral
Une idée mise en oeuvre par Didier Ruiz
Avec Nathalie Bitan et Laurent Lévy

Spectacle présenté du 16 au 21 janvier 2017
Deux épisodes par soir, pendant quatre soirs, à consommer sans modération autour d’un verre !
Dans l’esprit du feuilleton radiophonique d’antan qui s’écoutait à plusieurs, l’oreille collée au poste de radio, dans le suspens du prochain épisode, Didier Ruiz invente une nouvelle façon de faire du théâtre avec une table, deux comédiens (une femme et un homme), narrateurs de l’histoire et manipulateurs d’accessoires, comme jadis le bruiteur de la radio. En adaptant le roman policier de Jean-Bernard Pouy,
La petite Ecuyère a cafté, Didier Ruiz invente l’Apéro polar : un feuilleton en quatre épisodes de 30 minutes, précédé de l’indispensable résumé de l’épisode précédent avec jingle de début et de fin à la clé !

Parades nuptiales en turakie
Petite forme, création 2017
De et par Michel Laubu
En complicité avec Emili Hufnagel

Spectacle présenté du 25 mars au 1er avril 2017
Choisissons une table comme point d’observation, laboratoire et théâtre des histoires d’amour.
Installons-nous autour d’une grande table de banquet. Un banquet archaïque où l’amour se met à table et où se racontent toutes ses parades nuptiales, celles qu’on peut trouver dans le monde animal comme parmi les humains.
La proximité des spectateurs permettra de bien voir les petits éléments de ce théâtre d’objets intimiste… et d’avoir ainsi toutes les clés pour mieux comprendre leurs propres comportements amoureux….

Sacré, sucré, salé
Un cabaret mystico-drolatique et nourrissant
Texte et jeu : Stéphanie Schwartzbrod
Avec des extraits de Gabbatha de Fabrice Hadjadj et Le Repas de Valère Novarina
Mise en scène : Stéphanie Schwartzbrod et Nicolas Struve

Complicité artistique : Michel Olivier
Spectacle présenté du 25 au 29 avril 2017 dans le cadre des Belles sorties dans des communes de la métropole lilloise
Sur la gazinière installée au milieu de la scène, mijote la chorba. Stéphanie Schwartzbrod s’affaire à cuisiner cette soupe traditionnelle algérienne, préparée pendant le Ramadan. Seule en scène, la comédienne profite de ce geste millénaire, « faire la soupe », pour aborder le thème de la foi sous l’angle inattendu de la nourriture. Elle évoque les fêtes juives, chrétiennes ou musulmanes tout en racontant Esther et Mahomet, la Mer Rouge et l’Eucharistie, Roch Hachana et le Ramadan. En effet, Sacré, sucré, salé, s’inspire du livre qu’elle a écrit Saveurs sacrées (Ed. Actes Sud Cuisine, 2007), un livre comme un calendrier gourmand qui égrène les recettes liées aux trois cultes religieux. Une heure de cabaret un peu mystique mêlant le burlesque et l’universel à partager tous ensemble… comme la soupe à la fin du spectacle.

QUELQUES RENDEZ-VOUS IMPORTANTS
Nocturne à la Villa Cavrois
En partenariat avec le Centre des Monuments Nationaux« Monuments en mouvement »

Samedi 11 février 2017
Bérangère Vantusso autour de L’Institut Benjamenta
écho à sa création L’Institut Benjamenta, présentée au Théâtre du Nord du 1er au 9 février 2017, Bérangère Vantusso invitera les quinze marionnettes du spectacle à redonner vie aux domestiques de la Villa Cavrois. Un voyage dans le temps et à travers les différentes pièces de la demeure familiale pour partir à la rencontre de figures familières devenues fantomatiques, sans doute gardiennes de l’âme d’une maison hors du commun.
Villa Cavrois, 60, avenue du Président John-Fitzgerald Kennedy à Croix

Les Etats Généreux de la Culture - Télérama
Samedi 10 décembre 2016 6 Grande salle, Lille
Il nous a paru nécessaire de répondre à l’invitation de Télérama qui, en amont des élections présidentielles de 2017 a souhaité « penser ensemble la culture » et recueillir à Lyon, Marseille, Paris et Lille, les idées, les réflexions et les démarches des porteurs d’exemples pour construire collectivement une culture qui rayonne, nous épanouisse - tous et chacun - et fasse sens. Le Théâtre du Nord sera le relais de ces «Etats généreux» qui débuteront dès le mois de juin 2016 avec l’ouverture d’un site dédié sur telerama.fr afin de collecter vos initiatives et expériences en amont des débats.
Marie Desplechin, présidente de L’Ecole du Nord, auteure engagée et native de Roubaix, sera la marraine de la dernière étape de ces Etats Généreux de la Culture à Lille.
«Il devient urgent de prendre, collectivement ou individuellement, notre culture en main. De la penser ensemble, pour l’ensemble. C’est le désir de Télérama à travers les Etats Généreux de la Culture. L’objectif ? Discuter les questions qui se posent aujourd’hui, relayer les initiatives exemplaires, exposer ces démarches politiques ou personnelles qui stimulent, cimentent notre imaginaire. Et notre destin collectif. Parce que la culture est un des piliers du vivre et du faire ensemble. Un mois de débats, de rencontres, de partages, sera ainsi organisé et animé par la rédaction de Télérama en novembre et décembre 2016 dans quatre grandes métropoles françaises. Autant d’échanges préparés, accompagnés, soutenus sur telerama.fr dès ce mois de juin. En sortira en janvier 2017 un document écrit, recensant les idées et les démarches les plus innovantes exposées lors des Etats Généreux. De quoi aider, sur tout le territoire, - et jusqu’au ministère de la Culture peut-être - à propager et diffuser les projets et réalisations les plus fructueux. Notre livret sera aussi distribué aux candidats aux élections présidentielles. Pour leur donner des idées. Vos idées.»
Fabienne Pascaud, directrice de la rédaction de Télérama



Pratique


CDN Lille - Tourcoing – Nord-Pas-de-Calais

Théâtre du Nord – Lille
4, place du Général de Gaulle
59026 Lille
tel : 03 20 14 24 24

Idéal  – Tourcoing 
19, rue des Champs
59200 Tourcoing
tel : 03 20 17 93 30



Billeterie
03 20 14 24 24


Site internet :

www.theatredunord.fr