ODEON - THEATRE DE L'EUROPE

10 septembre – 16 octobre 2016 Berthier 17e 
2666
de Roberto Bolaño
adaptation et mise en scène Julien Gosselin / Cie Si vous pouviez lécher mon cœur

avec Rémi Alexandre, Guillaume Bachelé, Adama Diop, Joseph Drouet, Denis Eyriey, Antoine Ferron, Noémie Gantier, Carine Goron, Alexandre Lecroc, Frédéric Leidgens, Caroline Mounier, Victoria Quesnel, Tiphaine Raffier
Après Les Particules élémentaires, de Michel Houellebecq, Julien Gosselin et sa compagnie attaquent un chantier peut-être encore plus fou : adapter l’enquête vertigineuse sur l’écriture et le mal qu’est le chef-d’œuvre du Chilien Roberto Bolaño. Dès sa parution posthume en 2004, 2666 a été salué par la critique internationale comme l’un des grands textes du début du XXIe siècle. Bolaño, qui avait d’abord écrit de la poésie, n’était pourtant passé à la fiction narrative qu’au milieu des années 80, à l’approche de la quarantaine. Son ton très particulier le fit d’emblée remarquer – une combinaison inédite d’ironie, d’étrangeté mélancolique, d’élégance formelle et de goût pour l’allusion cryptée finissant en fausse piste, le tout au service d’un sens du réel semblant épouser naturellement les méandres d’une certaine mondialisation de l’imaginaire. Par son énormité (la traduction française compte 1 353 pages !), son statut, son contenu, l’ultime roman-cosmos de Bolaño est impossible à résumer. Ses cinq parties peuvent se lire séparément. Elles se jouent entre l’Ancien et le Nouveau monde et s’étendent des lendemains de la première Guerre mondiale jusqu’à nos jours. L’univers tel que Bolaño le donne à voir paraît avoir son centre nulle part et sa circonférence partout. Ou alors, si centre il y a, celui-ci ne cesse de se dérober (Bolaño lui-même, dans ses notes, parlait d’un «centre secret»). La plupart des personnages semblent tenter de progresser, souvent à leur insu, vers un point de fascination magnétique où toutes les lignes du destin se croiseraient, où toutes leurs questions trouveraient leur réponse – mais ce point reste insaisissable.
 
14 septembre – 4 novembre 2016 Odéon 6e 
Dom Juan
de Molière
mise en scène Jean-François Sivadier

Avec Tartuffe, note Jean-François Sivadier, Molière était «  allé trop loin »  ; avec Dom Juan, il va plus loin encore. Par ce nouveau coup de folle audace, Molière invente sa version de l’un des derniers mythes qu’ait produits la littérature de l’Occident. Dom Juan, avec Hamlet, avec Faust, compte parmi les grandes figures inaugurales de la modernité. Il y entre à grands pas, marchant ferme sur ces «deux jambes» que sont «le  rire et l’effroi».  Son siècle est celui qu’a ouvert Galilée, autre héros cher au metteur en scène. Désormais, la croyance n’est plus affaire de soumission à une autorité, spirituelle ou temporelle, mais de rationalité argumentée. L’existence n’a plus à se conformer aux commandements d’aucun Commandeur : elle est faite pour être explorée, par toutes les voies. À la crédulité superstitieuse, simple réflexe conditionné, se substitue la libre réflexion du libertin. Dom Juan s’y voue avec une insolence, un appétit, une allégresse extraordinaires. Et ce «tour du monde», dans cette pièce à rebondissements, capricieuse et romanesque, «ressemble surtout à un tour sur lui-même», à l’état des lieux d’un sujet résolu à «tenter d’épuiser le monde et de s’épuiser lui-même pour se sentir vivant».  Improvisateur romanesque et sauvage, le Dom Juan de Nicolas Bouchaud, fidèle compagnon théâtral de Sivadier, saccage tout sur sa route, toutes les convenances éthiques et esthétiques. Les lois sont des liens, mais qui ne ligotent que leurs victimes consentantes. Dom Juan ne s’engage qu’au dégagement, à la variation indéfinie, au voyage sans limites et sans retour (il est significatif que la seule fois qu’il tient parole, il cause sa perte sur une poignée de main). Tant pis pour les autres.
 
4 – 22 octobre 2016 Le CENTQUATRE – PARIS 
A Floresta que anda 
La Forêt qui marche
de Christiane Jatahy / artiste associée
installation performance
avec Julia Bernat

Aujourd’hui artiste associée à l’Odéon, la Brésilienne Christiane Jatahy a été découverte il y a peu sur notre continent. Elle s’y est rapidement fait connaître par la qualité et l’originalité du croisement qu’elle invente entre théâtre et cinéma. Tous ses spectacles visent à faire en sorte que les questions posées dans les œuvres ne soient pas simplement jouées devant nous mais authentiquement adressées, avec toute leur charge d’urgence et de vérité. Tous tendent donc à remettre en question la temporalité théâtrale ordinaire et la frontière étanche séparant le plateau et la salle. Depuis 2011, l’artiste s’est engagée dans une recherche bâtie autour de grandes figures féminines du répertoire théâtral, travaillant à «introduire dans une fiction préexistante la réalité de notre temps et la complexité des relations actuelles, tant personnelles que sociales.» Dans Julia, d’après Strindberg, la caméra permettait de révéler au public les espaces sociaux ou intimes relégués à la marge de la fiction. Le destin de Mademoiselle Julie y prenait la force d’une performance, et l’interprète, Julia Bernat, finissait par interpeller directement, en français, les spectateurs du centquatre. Dans What if they went to Moscow ? (Et si elles y allaient, à Moscou ?),  présenté la saison dernière à La Colline, une réécriture des Trois sœurs de Tchekhov donnait au public un rôle d’interlocuteur au sein du dialogue entre représentation et documentaire, interrogation fictive et recherche d’une solution effective. Dans ces deux spectacles, la question posée restait la même : les choses étant ce qu’elles sont, que faire aujourd’hui ?
 
10 – 17 novembre 2016 Berthier 17e en néerlandais surtitré 
The Fountainhead
La Source vive
d’Ayn Rand
mise en scène Ivo van Hove

avec Robert De Hoog, Janni Goslinga, Aus Greidanus jr., Hans Kesting, Hugo Koolschijn, Ramsey Nasr, Celia Nufaar, Frieda Pittoors, Halina Reijn, Bart Slegers et les musiciens Yves Goemaere, Hannes Nieuwlaet, Christiaan Saris
Ivo van Hove s’est d’abord fait connaître par ses versions théâtrales de grands scénarios filmiques signés Cassavetes, Bergman ou Duras. The Fountainhead aurait pu être l’un de ces scénarios : l’auteur du roman, l’Américaine Ayn Rand, l’a adapté elle-même pour le cinéma. Cette fois-ci, van Hove a voulu repartir de l’œuvre originale, publiée en 1943. Van Hove lut les 700 pages du texte «presque d’une traite» et prit sa décision aussitôt. Une question essentielle pour lui, posée et résolue avec une netteté presque didactique par Ayn Rand, avait d’emblée retenu son attention : «Quelle est l’essence de la création ?»
 
30 novembre – 11 décembre 2016 Odéon 6e en polonais surtitré 
Wycinka Holzfällen
Des arbres à abattre
de Thomas Bernhard
mise en scène Krystian Lupa

avec Bożena Baranowska, Krzesisława Dubielówna, Jan Frycz, Anna Ilczuk, Michał Opaliński, Marcin Pempuś, Halina Rasiakówna, Piotr Skiba, Ewa Skibińska, Adam Szczyszczaj, Andrzej Szeremeta, Marta Zięba, Wojciech Ziemiański
Cet ancien étudiant féru de musique qui revient à Vienne après si longtemps ; ce quinquagénaire aux poumons malades qui apprend le suicide par pendaison d’une amie de jeunesse perdue de vue depuis des décennies ; cet écrivain désormais reconnu acceptant à sa propre surprise horrifiée une invitation à un dîner prétendument dédié à la mémoire de Joanna, mais en réalité organisé dès avant sa mort en l’honneur d’un vieux comédien du Burgtheater – cet homme-là ressemble beaucoup à Thomas Bernhard.
 
29 novembre – 7 décembre 2016 Berthier 17e en italien surtitré 
Ce ne andiamo per non darvi altre preoccupazioni
Nous partons pour ne plus vous donner de soucis
inspiré par une image du roman Le Justicier d’Athènes, de Pétros Márkaris
de Daria Deflorian et Antonio Tagliarini
avec Anna Amadori, Daria Deflorian, Antonio Tagliarini, Valentino Villa

Si vous avez déjà vu à La Colline le travail de Daria Deflorian et Antonio Tagliarini, vous reviendrez certainement les voir à l’Odéon. Ce ne andiamo per non darvi altre preoccupazioni est un spectacle court, une heure à peine. Mais comme le remarque Tagliarini, ce «temps bref» peut aussi devenir une arme d’intensité massive, et la voix de la confidence est souvent celle qui porte le plus loin. Le peu de temps, la discrétion des paroles – l’économie, en somme – sont ici au cœur du propos, lui donnent sa rigueur et son humanité. Les quatre comédiens conquièrent de haute lutte leur droit d’entrer en scène et d’y rester. Afin (ajoute l’un d’entre eux, non sans malice) «de vous donner d’autres soucis.»
 
9 – 18 décembre 2016 Berthier 17e en italien surtitré 
Il cielo non è un fondale
Le ciel n’est pas une toile de fond
de Daria Deflorian et Antonio Tagliarini
avec Francesco Alberici, Daria Deflorian, Monica Demuru, Antonio Tagliarini

«La  question du réel, de la réalité, de sa représentabilité dans l’art et en particulier au théâtre, nous intéresse depuis toujours», écrivent Deflorian et Tagliarini, auteurs, acteurs, performeurs, metteurs en scène qui travaillent ensemble depuis 2008. Pour préparer Reality (2012) et aborder les 748 carnets de notes dans lesquels Janina Turek avait méticuleusement consigné pendant un demi-siècle les moindres détails de son existence banale, ils s’étaient rendus en Pologne pour suivre les parcours quotidiens et s’imprégner du territoire de cette femme au foyer parfaitement inconnue. Dans Ce ne andiamo..., créé un an plus tard, l’un des enjeux du spectacle consiste à faire sentir, sur un plateau nu, la pression des circonstances concrètes de l’existence en Grèce, aujourd’hui : le grincement des rideaux de fer qui se baissent pour ne plus se relever, la rumeur des embouteillages et des manifestations, les silhouettes penchées au-dessus des poubelles pour y fouiller. Cette présence réelle d’Athènes, arrière-fond sur lequel les gestes se détachent pour prendre tout leur relief politique, explique selon les deux artistes que la transition vers leur nouveau projet se soit faite naturellement. Son fil conducteur : «le  paysage comme protagoniste»,  ou encore «le phénomène irréversible de la métropolisation du paysage et des modes de vie», en ce début de XXIe siècle où notre espèce, pour la première fois de son histoire, est devenue majoritairement urbaine.
 
4 janvier – 4 février 2017 Berthier 17e reprise 
Vu du pont
d’Arthur Miller
mise en scène Ivo van Hove
avec Nicolas Avinée, Charles Berling, Pierre Berriau, Frédéric Borie, Pauline Cheviller, Alain Fromager, Laurent Papot, Caroline Proust

Eddie est docker et fier de l’être. Un homme de parole. Toute sa vie, il a lutté pour tenir sa promesse d’élever Catherine, la nièce de sa femme Béatrice, et de garantir un bel avenir à la petite orpheline. Voilà des années qu’il se saigne aux quatre veines en veillant sur elle. Peut-être un peu trop jalousement. Eddie n’a pas vu qu’elle est devenue une femme. Et il ne voit que trop quels regards les hommes portent à présent sur elle. Jusqu’ici, pour Eddie, la succession des jours était restée suspendue dans un éternel présent. Chacun se tenait à sa place immuable, les adultes jouaient leur rôle d’adulte, les enfants ne grandissaient pas. Rien ne troublait encore son amour quasiment paternel. Mais Katie n’en mûrit pas moins, commence à s’habiller pour plaire. Et le moment où elle-même éprouvera un désir à son tour n’est plus loin...
 
6 janvier – 12 février 2017 Odéon 6e création 
Hôtel Feydeau
d’après Georges Feydeau
mise en scène Georges Lavaudant
avec Gilles Arbona, Astrid Bas, André Marcon, Manuel Le Lièvre (distribution en cours)

Vers 1907, sans crier gare, Feydeau change de manière. Depuis quinze ans, ses spectacles ne désemplissent pas. Son règne sur le boulevard est tout à fait incontesté. La critique même, tentée d’abord de faire la fine bouche devant ces œuvres d’un genre «mineur», a fini par rendre les armes. Personne n’agence avec autant de soin diabolique les intrigues les plus délirantes, où chaque détail s’explique par la cascade de conséquences catastrophiques qui finiront par en découler. Personne n’aligne comme lui les répliques les plus bouffonnes, mais en veillant toujours à les inscrire dans un mouvement dramatique qui en justifie le surgissement, car «le théâtre», comme il l’écrit lui-même en 1905, «avant tout, c’est le développement d’une action». Et pourtant, à quarante-cinq ans, sans raison apparente, Feydeau remet son titre en jeu.
 
25 février – 26 mars 2017 Berthier 17e 
Un amour impossible
de Christine Angot
mise en scène Célie Pauthe
avec Maria de Medeiros et Bulle Ogier

L’impossible, dans Un amour impossible, n’est pas d’abord celui qu’on croit. Le livre lui-même a été presque «impossible» à écrire. Christine Angot s’en est expliquée dans Conférence à New York, texte dans lequel elle revient sur la genèse du roman. Elle dit avoir songé depuis toujours à un livre «où on verrait ce que c’est avoir une mère. Dire ce qu’est cet amour. Et ce qu’il devient». En même temps, il ne pouvait pas s’agir d’«un livre sur ma mère. Ça ce n’était pas possible.» Car pour Angot, ce qu’aborde un livre n’est pas un thème qui serait dominé du dehors par l’écriture. Écrire est une tentative de «se remettre à l’intérieur des moments». Les mots du récit construisent un espace du dedans, offrent une façon de ressaisir le réel qui n’est pas simplement rétrospective, ouvrent l’accès à une façon de savoir et de percevoir qui n’est pas de l’ordre de la description. Il ne s’agit pas de revivre ce qu’on fut, mais de toucher à une vérité. Elle est ici celle d’un amour dans lequel on naît, celui de la mère. Immense et pourtant traversé d’épreuves, d’intermittences, de malentendus parfois terribles.
 
10 mars – 14 avril 2017 Odéon 6e création 
Soudain l'été dernier
de Tennessee Williams
mise en scène et scénographie Stéphane Braunschweig
avec Jean-Baptiste Anoumon, Océane Cairaty, Virginie Colemyn, Boutaïna El Fekkak, Glenn Marausse, Luce Mouchel, Marie Rémond
Soudain, l’été dernier, quelque chose s’est rompu. Jusque-là, la vie de Sébastien Venable suivait son cours, aussi régulier qu’un phénomène naturel. Tous les étés se succédaient, se ressemblaient, et il y en eut vingt-cinq. La saison venue, Sébastien partait en voyage à l’étranger avec Violette, sa mère. Leur couple, nous dit-elle, vivait d’une vie quasi divine, comme en un rêve, hors du temps. Et chacun de ces longs séjours donnait à Sébastien l’occasion d’ajouter un poème – un seul par an – au livre de son œuvre unique, le Poème de l’été. Car il était poète avant tout.
Telle est la version de Violette. Telle est sa vérité.
Il ne peut pas, il ne doit pas y en avoir d’autre.
Sébastien est mort soudain, à Cabeza de Lobo, l’été dernier. Dans quelles circonstances ?  Pour une fois, Violette n’accompagnait pas son fils. Pour quelles raisons ?  Quelque chose n’est pas dit. Quelque chose ne doit surtout pas l’être. Aux yeux de sa mère, la mort de Sébastien n’a pas à être interrogée. Elle est un point final, parachevant l’existence du poète sur une note tragiquement abrupte, peut-être, mais sans en modifier profondément le sens. Elle est aussi un point aveugle, car Violette ne peut admettre que le véritable Sébastien ne coïncide pas avec l’icône impeccable à laquelle elle voue un culte fanatique. En voyageant sans elle pour la première fois, son fils lui avait échappé ; davantage, il l’avait trahie en acceptant la compagnie de sa cousine Catherine. Aujourd’hui, la jeune rivale doit en payer le prix. Ce sera d’ailleurs «pour son bien» : n’a-t-elle pas perdu la raison ? Internée, lobotomisée, Catherine retrouvera la paix... et cessera de propager, sur la mort de Sébastien, une rumeur affreuse, forcément fausse, un pur délire.
 
21 avril – 20 mai 2017 Berthier 17e 
Songes et Métamorphoses
Hôtel Métamorphoses un texte de Guillaume Vincent librement inspiré d’Ovide / Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare
un spectacle de Guillaume Vincent
avec Elsa Agnès, Candice Bouchet, Emilie Incerti Formentini, Elsa Guedj, Florence Janas, Hector Manuel, Estelle Meyer, Alexandre Michel, Philippe Orivel, Makita Samba, Kyoko Takenaka, Charles Van de Vyver, Gerard Watkins, et la participation de quatre enfants et de Lucie Ben Bâta, Christelle Naddéo, Jane Piot et Muriel Valat 
Un spectacle-hommage aux pouvoirs de l’imagination. Un kaléidoscope en deux volets : Hôtel Métamorphoses, une suite de tableaux contemporains inspirée par Ovide, puis Le Songe d’une nuit d’été, un sommet de la comédie élisabéthaine. Une façon radicale de confronter le théâtre qui reste à faire avec le théâtre déjà fait.
 
5 mai – 3 juin 2017 Odéon 6e création 
Le Testament de Marie
de Colm Tóibín
mise en scène Deborah Warner
avec Dominique Blanc, de la Comédie-Française
Elle s’appelle Marie. Elle a vu son fils supplicié sur la croix. Nous croyons connaître son histoire. Vraiment ? «De temps en temps», écrit Deborah Warner, «arrive un récit qui réclame d’être raconté, une rencontre personnelle, une intimité éprouvée, une expérience profonde qui dans le calme de la soirée exigent d’être partagés, compris ensemble par l’interprète qui la raconte et le public». Le Testament de Marie est au nombre de ces récits.
 
7 – 11 juin 2017 Odéon 6e en néerlandais surtitré 
Medea
d’après Euripide
texte et mise en scène Simon Stone / artiste associé
avec Fred Goessens, Aus Greidanus jr., Marieke Heebink, Bart Slegers, et Eva Heijnen, David Kempers, David Roos, Jip Smit
Simon Stone s’est très vite imposé un peu partout en Europe par la qualité de son travail de chef de troupe et d’adaptateur de classiques. En 2014, ce voyageur polyglotte a fait halte aux Pays-Bas, à l’invitation d’Ivo van Hove, directeur du Toneelgroep Amsterdam, pour y créer sa vision personnelle de Médée. Sa rencontre avec la troupe a produit un spectacle d’une force et d’une évidence saisissantes.
 
15 – 30 juin 2017 Berthier 17e 
Le Radeau de la Méduse
de Georg Kaiser
mise en scène Thomas Jolly
avec Youssouf Abi-Ayad, Éléonore Auzou-Connes, Clément Barthelet, Romain Darrieu, Rémi Fortin, Johanna Hess, Emma Liégeois, Thalia Otmanetelba, Romain Pageard, Maud Pougeoise, Blanche Ripoche, Adrien Serre
Pour travailler avec le Groupe 42 du Théâtre National de Strasbourg, Thomas Jolly, artiste associé au TNS, a choisi d’embarquer ces jeunes artistes dans un «huis clos au milieu de l’océan» où se pose avec cruauté une question touchant à la racine du théâtre, art collectif et art du collectif : ce que l’être humain, cet animal qu’on dit sociable, appelle être ensemble.
 
21 – 29 juin 2017 Odéon 6e en allemand surtitré 
Richard III
de William Shakespeare
mise en scène Thomas Ostermeier
avec Thomas Bading, Robert Beyer, Lars Eidinger, Christoph Gawenda, Moritz Gottwald, Jenny König, Laurenz Laufenberg, Eva Meckbach, Sebastian Schwarz et le musicien Thomas Witte
Revoici Richard. Celui que joue Lars Eidinger, entré en 2015 dans la légende d’Avignon. Pour son cinquième Shakespeare, Thomas Ostermeier tenait à cet interprète hors pair. Le rôle en exige un, car la séduction du sinistre Duc de Gloucester est pour le moins paradoxale. Corps contrefait, âme démoniaque, pourquoi donc ce monstre continue-t-il à fasciner le public depuis plus de quatre siècles, et comment y parviendrait-il aussi bien sans un acteur exceptionnel pour l’incarner ?

Pratique


Théâtre de l'Odéon 
Entrée du public : Place de l'Odéon, Paris 6e

Ateliers Berthier
Entrée du public : 1, rue André Suares, Paris 17e (angle du bd Berthier)


Information : 
+33 1 44 85 40 40

Site internet :

www.theatre-odeon.eu