MC 93 - BOBIGNY

LES FRÈRES KARAMAZOV · FRANK CASTORF
7 > 14 SEPTEMBRE
FRICHE INDUSTRIELLE BABCOCK, LA COURNEUVE

Entre janvier 1879 et novembre 1880 «le peintre de l'âme russe», Fédor Dostoïevski, publie en feuilleton ce qui sera son ultime roman, un des monuments de la littérature russe et européenne du XIXe siècle. Frank Castorf s'empare de cette œuvre hors du commun, épique et débordante, pour faire entendre, ici et maintenant, l'histoire des quatre frères Karamazov, terrible et parfois joyeuse plongée dans les tréfonds des passions humaines.

PRIMO LEVI ET FERDINANDO CAMON, CONVERSATIONS · DOMINIQUE LURCEL
18 SEPTEMBRE
ANCIENNE GARE DE DÉPORTATION, BOBIGNY

Primo Levi et Ferdinando Camon, conversations ou le Voyage d'Ulysse. Ferdinando Camon s’entretient pour la première fois avec Primo Levi en 1982. Leurs conversations vont s’échelonner régulièrement, jusqu’en 1986.

EARLY WORKS, OUVERTURE · PORTRAIT LUCINDA CHILDS
24 > 25 SEPTEMBRE
CENTRE NATIONAL DE LA DANSE, PANTIN

Art de l’incarnation singulière, la danse repose sans cesse les conditions de sa transmission. Comment avoir accès, aujourd’hui, à des œuvres produites il y a plus de cinquante ans – redonner vie à des gestes, les exposer à travers d’autres corps ? Pour cette programmation exceptionnelle consacrée à l’œuvre de Lucinda Childs, le CND Centre national de la danse, La Commune centre dramatique national d’Aubervilliers, la MC93 et le Festival d’Automne à Paris présentent un large ensemble allant des premières pièces créées à la Judson Church dans les années 1960 jusqu’à Description (of a description) datant de 2000 – solo encore interprété par Lucinda Childs aujourd’hui.

SECRET TEMPS 2 · JOHANN LE GUILLERM
24 SEPTEMBRE > 1 OCTOBRE
FRICHE INDUSTRIELLE BABCOCK, LA COURNEUVE

En 2001, Johann Le Guillerm débute une quête de compréhension du monde. Il entame une vaste recherche nommée Attraction, une utopie, une alternative en résistance radicale au prêt-à-penser.
Dans Secret, la piste devient un laboratoire en perpétuelle évolution où il expérimente de nouvelles lois pour mettre de l’ordre dans le tumulte du monde et en perturber les évidences supposées. Le Guillerm y fait corps avec la matière, dompte les turbulences atmosphériques, provoque des équilibres instables et se joue des éléments. Il est Don quichotte lorsqu’il chevauche d’étranges mécaniques pour partir à l’assaut d’insondables défis puis se fait Sisyphe quand il construit obstinément des mikados géants qu’il détruit sans aucun état d’âme une fois vérifiée leur stabilité. Il y a dans Secret du mystère, de la poésie, de l’intuition, de l’expérience.

EARLY WORKS, PROGRAMME A · PORTRAIT LUCINDA CHILDS
27 > 30 SEPTEMBRE
CENTRE NATIONAL DE LA DANSE, PANTIN

Dansé par Ruth Childs, Mathilde Monnier et Lucinda Childs, ce programme donne à voir quatre pièces performatives de Lucinda Childs créées entre 1963 et 2000.
  Pastime (1963)
Créée alors que Lucinda Childs est encore étudiante au Sarah Lawrence College, la pièce développe une réflexion ironique sur la danse moderne. Cette première pièce déplace dans une salle de bain ces gestes que le modernisme avait cantonnés à un registre expressif. Elle révèle leur dimension quotidienne et érotique.
  Carnation (1964)
Lucinda Childs poursuit sa réflexion sur le geste qu’elle articule, cette fois-ci, à des objets. Le fonctionnement de la pièce est comparable, selon elle, à un parachutiste qui saute d’avion. « Il porte tout ce dont il a besoin sur lui et l’ordre d’apparition des actions suit un dessin préétabli indispensable à la réussite du saut ». Carnation, construit un corps instrumental, à mi-chemin entre ready-made duchampien et objet fluxus.
  Museum piece (1965)
Une conférence-performance qui prend pour objet Le Cirque (1891) de Georges Seurat. Point de départ d’une réflexion sur la composition, le geste, à la fois performé et décrit, explore les différentes significations à donner à la figure centrale du tableau : un acrobate saisi en plein saut.
  Description (of a description)
Créé en 2000, à partir d’un texte de Susan Sontag, la pièce s’inscrit à la suite de la collaboration au long cours avec Robert Wilson qui a vu Lucinda Childs poursuivre l’élaboration de son vocabulaire gestuel en lien avec le texte. Cette pièce se présente comme une investigation philosophique sur la nature de l’expérience. Une scène, en apparence banale, y est à la fois décrite, performée, et commentée.

EARLY WORKS, PROGRAMME B · PORTRAIT LUCINDA CHILDS
27 > 30 SEPTEMBRE
LA COMMUNE, AUBERVILLIERS

Pour ce programme, la Lucinda Childs Dance Company présente des pièces emblématiques du style minimaliste que la chorégraphe développe à partir du début des années 1970.
  Reclining Rondo (1976)
La pièce inspire de la sculpture de Robert Morris (Untitled) L-Beams. Le corps des danseurs assis sur le sol est traité comme une forme modulaire. Disposé en ligne, le trio glisse d’une diagonale à l’autre explorant les agencements offerts par les dix-huit positions de la phrase dansée et répétée par les interprètes.
  Interior Drama (1977)
Dans cette pièce les danseurs sont initialement disposés en triangle. Composée de trois phrases de 160 comptes chacune, cette pièce combine de manière asymétrique un duo et un trio jusqu’à l’unisson. Présentée pour la première fois au Brooklyn Academy of Music, Interior Drama marque la transition du travail de Lucinda Childs vers l’espace théâtral.
  Katema
Crée au Stedelijk Museum à Amsterdam en 1978, cette pièce est dansé par Lucinda Childs en Europe et aux États-Unis dans un programme de soli. Une ligne diagonale qui traverse l’espace est parcourue jusqu’à atteindre l’extrémité de la pièce. Des demi-tours constamment répétés ponctuent la marche.
  Concerto
Vingt ans plus tard, Lucinda Childs renoue avec les formes courtes et crée sur une musique d’Henryk Gorecki. Le vocabulaire chorégraphique minimaliste y est déplacé dans un espace dramatique intense qui joue des contrastes de couleurs et de rythmes.

AMPHITRYON · SÉBASTIEN DERREY
30 SEPTEMBRE > 13 OCTOBRE
LA COMMUNE, AUBERVILLIERS

L’histoire d’Amphitryon a traversé les âges. Après Molière, c’est au tour de l’auteur allemand du XIXe siècle, Kleist, de s’emparer du mythe. Jupiter descendu sur terre profite de l’absence du général thébain Amphitryon pour emprunter son apparence et s’unir à son épouse, la très belle et vertueuse Alcmène. On suit avec un plaisir trouble ces personnages qui trébuchent, s’égarent au-dessus d’un gouffre qui s’agrandit sous eux.

DANSE DE NUIT · BORIS CHARMATZ
7 > 9 OCTOBRE
FRICHE INDUSTRIELLE BABCOCK, LA COURNEUVE

Qu’est-ce qu’ils font, là, dehors, ces danseurs, sur du béton, au milieu des bruits de la ville ? Ils ne devraient pas être sur scène, dans un théâtre, à l’abri du vent, de la pluie et du froid ? Et qu’est-ce qu’une « danse de nuit » : une fête, une procession, une manifestation, une battle nocturne ? C’est comme une ronde de nuit, une danse à la dérobée, à l’écart de la lumière ? C’est l’inverse d’une danse de jour : une danse cachée, clandestine – une zone d’exception ?

LA MORT DE DANTON · FRANÇOIS ORSONI
10 > 23 OCTOBRE
PABLO NERUDA, BOBIGNY

C'est dans l'urgence que le jeune Georg Büchner, alors âgé de 22 ans, écrit sa première pièce en cinq semaines, entre janvier et février 1835. Il est surveillé par la police de l’Électorat de Hesse depuis qu'il a publié un pamphlet, Le Messager Hessois, considéré comme révolutionnaire par le prince électeur Guillaume II. Quarante quatre ans le séparait des journées tragiques où Georges Danton et ses amis furent exécutés, dévorés par cette Révolution Française qu'ils avaient enfantée et qui avait rayonné dans toute l'Europe, faisant trembler les tyrans en donnant de l'espérance aux peuples soumis.

LES BIENVEILLANTES · GUY CASSIERS
13 > 16 OCTOBRE
NOUVEAU THÉÂTRE DE MONTREUIL

Traverser la plus épouvantable tragédie du XXème siècle en la vivant de l'intérieur, du côté des bourreaux, pour mieux comprendre le système, mécaniquement et scientifiquement organisé, qui a permis la mort de millions de juifs, tel est le projet de Jonathan Littell dans ce roman très documenté qu'il publie en 2006.
En le transposant sur scène, Guy Cassiers a choisi trois moments essentiels du parcours de Max Aue, trois étapes de la carrière construite sur des tas de cadavres de cet officier de la SS, personnage de fiction si proche de ce que furent les milliers de complices efficaces du génocide. De Kiev à Berlin en passant par Stalingrad se dessine un portrait, loin du monstre froid que l'on aimerait imaginer, de ce fonctionnaire zélé qui raisonne et ne manque pas de culture. En éclairant cette face sombre du comportement humain, Guy Cassiers nous questionne de façon très dérangeante sur la banalité du mal en nous plaçant dans une possible «position d'identification inconfortable».

ANGLETERRE, ANGLETERRE · AIAT FAYEZ
20 OCTOBRE
LA DYNAMO DE BANLIEUES BLEUES, PANTIN

Aiat Fayez met en scène un passeur dans la « jungle » de Calais, avec un humour et une distance inattendus. Si le théâtre est bien impuissant et dérisoire face aux drames qui se jouent en Méditerranée, l’auteur choisit le rire provocateur en questionnant notre part d’humanité : sommes-nous capables de regarder le mal ?

NKENGUEGI · DIEUDONNÉ NIANGOUNA
9 > 26 NOVEMBRE
THÉÂTRE GÉRARD PHILIPE, SAINT-DENIS

Grâce à une langue qui inscrit le réel dans l'imaginaire, une langue vivante, délirante, poétique, abrupte qui se déroule comme un flot charriant autant d'émotions que de colères, Dieudonné Niangouna ne cherche pas à émouvoir, à convaincre, à chercher le juste milieu et le consensus mou. Il attaque, il mord, il dérange, il met les points sur les « i ». Il bouscule la langue française, la reconstruit plus tranchante, plus agressive, la réinvente en la rendant capable de faire entendre la douleur profonde de tous ceux qui subissent la violence d'un monde bouleversé. Pas de bavardage inconsistant qui assemble des jugements à l'emporte pièce, mais une parole d'une impérieuse nécessité, ne refusant pas les contradictions, les hésitations, l'humour et la dérision, qui nous emmène avec force dans une traversée bouleversante. Traversée que, sous nos yeux, des milliers de femmes, d'hommes et d'enfants entreprennent jour après jour dans les eaux trop souvent mortelles de la Méditerranée mais aussi traversée que l'homme accomplie tout au long de sa vie, traversée des rêves et des cauchemars qui enflamment les esprits.

DU DÉSIR D'HORIZONS · SALIA SANOU
18 > 20 NOVEMBRE
THÉÂTRE LOUIS ARAGON, TREMBLAY-EN-FRANCE

Un horizon comme ligne de fuite… Le désir dont parle Salia Sanou dans le titre de cette nouvelle pièce s’entend aussi bien dans cette fuite, ce départ, que dans l’espoir d’un horizon qui s’ouvre. Des ateliers de danse qu’il a menés dans des camps de réfugiés du nord du Burkina Faso et qui irriguent le spectacle, le chorégraphe a gardé le mouvement, la musique et le rythme comme formidables vecteurs d’un retour à la vie.

LOVE AND REVENGE · RAYESS BEK ET LA MIRZA
25 NOVEMBRE
CANAL 93, BOBIGNY

Love and Revenge allie concert électronique et montage vidéo en temps réel.
En s’emparant de chansons et films de l’âge d’or de la production audiovisuelle arabe, de 1940 jusqu’aux années 90, le compositeur Rayess Bek et la vidéaste La Mirza racontent le monde arabe, son libertinage, ses traditions et ses contradictions avec nostalgie et humour.

NOUS SOMMES DE CEUX QUI DISENT NON À L'OMBRE · MARGAUX ESKENAZI
28 NOVEMBRE
SALLE CORPUS FABRIQUE - PAVILLON CHAPLIN, HÔPITAL DE VILLE-EVRARD

Traversée poétique, politique et musicale des auteurs de la négritude (Césaire, Senghor, Damas) au Tout-Monde (Glissant), du negro-spiritual au début du Hip Hop, la création de Margaux Eskenazi rend hommage à l’héritage des pensées pour réinvestir le présent.

LUDWIG, UN ROI SUR LA LUNE · MADELEINE LOUARN
3 > 12 DÉCEMBRE
THÉÂTRE GÉRARD PHILIPE, SAINT-DENIS

Roi légendaire, roi fou, roi qui ne voulut jamais être totalement roi, Louis II de Bavière est autant admiré aujourd’hui qu’il fut détesté ou incompris en son règne. Grand mécène de Wagner, constructeur compulsif, il a durant sa vie entière cherché dans l'art et la fiction le sublime que la société allemande ne lui permettait pas de vivre. Celui qui écrivait : «Je veux demeurer pour moi et pour les autres une éternelle énigme» a réussi son pari au-delà de toute espérance.

LE BAL MASQUÉ, DE POULENC · CENTRE DE MUSIQUE DE CHAMBRE
14 DÉCEMBRE
CONSERVATOIRE NINA SIMONE, ROMAINVILLE

Le Bal Masqué de Francis Poulenc, est un pur moment d'irrévérence poétique et fantasque, pour nous rappeler que le port de la cravate n'est pas obligatoire quand on va au concert. Car c'est le fantaisiste Max Jacob qui s'est fait le complice du musicien pour cette création éclatante de musique de chambre avec voix, trompette et percussions.

QUINTETTE, DE SCHUMANN · CENTRE DE MUSIQUE DE CHAMBRE
22 JANVIER
THÉÂTRE-CINÉMA DU GARDE-CHASSE, LES LILAS

Depuis novembre 2015, le Centre de musique de chambre de Paris propose une manière inédite d’entendre et de voir la musique de chambre.
En vue de s’adresser aux publics les plus nombreux possibles, il crée des spectacles musicaux résolument insolites, réalisés autour d’une œuvre majeure de musique de chambre.

CE QUI NOUS REGARDE · MYRIAM MARZOUKI
24 JANVIER > 9 FÉVRIER
THÉÂTRE L'ÉCHANGEUR, BAGNOLET

S'emparer d'un sujet brûlant d'actualité, d'un sujet qui occupe des pages et des pages de journaux, qui enflamment les débats télévisés, qui transcendent les idéologies, qui jour après jour, tel un phénix, ressuscite dans les fantasmes et les peurs de tous ceux qui se sentent menacés, pour, l'espace d'un moment, faire un arrêt sur images. Tel est le désir d’une femme, Myriam Marzouki, placée par ses origines familiales entre deux cultures, française et tunisienne. Elle propose un théâtre documentaire et subjectif qui parle à la première personne. Loin des clichés de toute sorte, loin des affirmations définitives, des condamnations sans appel ou des engouements inconditionnels, elle imagine un temps suspendu propice à la réflexion, un moment d'ouverture des imaginaires qui se construit à partir de documents divers – photos de famille, textes littéraires ou religieux - d'expériences vécues, de musique et de danse.

COUSCOUS CLAN · RODOLPHE BURGER ET RACHID TAHA
27 JANVIER
CANAL 93, BOBIGNY

Rodolphe Burger, grand explorateur du rock français et Rachid Taha, ancien leader de Carte de séjour, pionnier du rock’n’raï présentent Couscous clan.
Les deux complices, accompagnés de leurs fidèles compagnons, nous font naviguer des bords du raï au post-punk au gré de quelques compositions et de reprises rock teintées de sensualité orientale.

LA NEUVIÈME NUIT, NOUS PASSERONS LA FRONTIÈRE · MARCEL BOZONNET
MARS > AVRIL 2017
EN ITINÉRANCE EN SEINE-SAINT-DENIS

Marcel Bozonnet interroge les figures du nomade et du réfugié. Le couloir des exilés, essai de l’anthropologue Michel Agier, est le point de départ du spectacle. Les récits de vie décrivent l’exil, voyages interminables, sans début ni fin.

PROVIDENCE · LUDOVIC LAGARDE
2 > 12 MARS
THÉÂTRE DES BOUFFES DU NORD, PARIS

Depuis 1997, le poète et romancier Olivier Cadiot, le metteur en scène Ludovic Lagarde et l’acteur Laurent Poitrenaux, véritables artistes associés, poursuivent ensemble un chemin artistique original, imaginant d’incroyables objets scéniques aussi différents que le sont les textes mis en voix. Ce trio s’accorde à merveille pour traverser des univers changeants parcourus par des thèmes récurrents, réflexions souvent pleines d’humour, sur la vie, sur l’art, sur l’amour, sur la littérature.

NOVA · CLAIRE INGRID COTTANCEAU & OLIVIER MELLANO
2 > 3 MARS
THÉÂTRE-CINÉMA DU GARDE-CHASSE, LES LILAS

Claire ingrid Cottanceau et Olivier Mellano ont partagé l’aventure de la création de Par les Villages de Peter Handke, mis en scène par Stanislas Nordey au cœur du Festival d’Avignon en 2013.
Depuis, le monologue de Nova, flamboyant final de la pièce, les habite. Ils décident de livrer cette parole dans une forme à la lisière du concert et de la performance, duo de la voix de Claire ingrid Cottanceau incarnant Nova et de la guitare électrique d’Olivier Mellano dans une composition originale. Un chœur constitué sur chaque territoire accompagnera le projet. Il sera l'espace de résonance du poème et prolongera ses fulgurances à la lumière de la vieillesse.

SEXTUOR DE BRAHMS
7 MARS
CONSERVATOIRE JEAN WIENER, BOBIGNY

Depuis novembre 2015, le Centre de musique de chambre de Paris propose une manière inédite d’entendre et de voir la musique de chambre.
En vue de s’adresser aux publics les plus nombreux possibles, il crée des spectacles musicaux résolument insolites, réalisés autour d’une œuvre majeure de musique de chambre.

JE SUIS FAIT DU BRUIT DES AUTRES
18 MARS
PABLO NERUDA, BOBIGNY

Sylvain Bouillet, Mathieu Desseigne et Lucien Reynès imaginent une proposition autour de la silhouette masquée. Ils invitent un groupe d’amateurs au plateau pour travailler la notion de foule et d’anonymat.

LA MÉCANIQUE DES OMBRES · SYLVAIN BOUILLET, MATHIEU DESSEIGNE ET LUCIEN REYNÈS

21 MARS
THÉÂTRE DU FIL DE L'EAU, PANTIN

Sur scène, les visages sont masqués, les corps vêtus d’un jean et d’un sweat à capuche relevée. Sylvain Bouillet, Mathieu Desseigne et Lucien Reynès expérimentent des gestes, s’essaient dans d’étranges solos désarticulés.
Et les voilà confrontés aux lois de la gravité. Trois silhouettes identiques, en chute libre. Mais chacun, par le geste, sauve l’autre du danger. Ils esquissent alors un langage commun, balbutiant, fragile.
Une Mécanique des ombres instinctive où le corps tisse le lien, où la chute crée la rencontre et l’urgence d’être au monde.

SOMBRE RIVIÈRE · LAZARE

29 MARS > 6 AVRIL
NOUVEAU THÉÂTRE DE MONTREUIL

Depuis ses tout premiers textes, Lazare questionne le présent, son présent, notre présent qu'il ne sépare jamais de ce qui fût son histoire, notre histoire. Il ne cesse d'interroger le passé pour mieux comprendre aujourd'hui, faisant parler vivants et morts, nous entraînant dans le monde trouble des secrets qui finissent par se révéler. Son écriture sait rendre poétique la langue orale de ceux qui ne maîtrisent pas la langue «savante», de ceux qui vivent dans les marges d'une société cabossée.

NICHT SCHLAFEN · ALAIN PLATEL

23 > 27 MAI
MC93, BOBIGNY

Nicht Schlafen se nourrit des lieder de Gustav Mahler mais aussi de certains aspects de la biographie du compositeur. Ce dernier meurt en 1911 à Vienne dans ce moment charnière du début du XXe siècle. Le metteur en scène Alain Platel se penche sur ce siècle naissant, à la lumière de l’ouvrage de l’historien Philipp Blom : Les années vertigineuses : Europe, 1900-1924.

INTERVIEW · NICOLAS TRUONG

29 MAI > 17 JUIN
LE MONFORT THÉÂTRE, PARIS

Impossible dans notre monde sur médiatisé d’échapper à cet exercice journalistique qu’est l’interview. Hommes politiques et artistes, sportifs et anonymes s’y livrent dans un ballet incessant. Intrusive ou complaisante, combative ou complice, posthume ou imaginaire, sentencieuse ou burlesque, l’interview est un jeu de rôle, un théâtre, une piste de danse où se joue la confrontation de deux subjectivités. Mais, à l’ère du bavardage généralisé, l’enjeu consiste à y faire encore advenir des vérités, des paroles qui viennent rompre le conformisme et la banalité grâce à cet art singulier de «l’accouchement de la pensée».


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