ATHENEE - THEATRE LOUIS JOUVET

Cassandre
musique Michael Jarrell
d’après Christa Wolf
mise en scène Hervé Loichemol
direction musicale Jean Deroyer
avec les musiciens du Lemanic Modern Ensemble
avec Fanny Ardant
18 > 22 octobre 2017
Peut-on imaginer pire malédiction : "Apollon te crache dans la bouche, cela signifie que tu as le don de prédire l’avenir. Mais personne ne te croira." Voici donc Cassandre doublement condamnée : à être seule à connaître la terrible catastrophe qui s’annonce, et à mourir pour avoir eu le courage de la prédire… sans pouvoir l’empêcher.

Notre Carmen
création
d’après Georges Bizet
adaptation musicale Louis Bona
mise en scène Franziska Kronfoth, Julia Lwowski
direction musicale Roman Lemberg
avec le collectif de théâtre musical Hauen-und-Stechen et l’Ensemble Neuf
9 > 19 novembre 2017
avec les chanteurs Katharina Morfa, Valentin Bezencon, Hrund Osk Arnadottir
avec les comédiens Günter Schanzmann, Gina-Lisa Maiwald, Julia Lwowski, Maria Buzhor,
Franziska Kronforth
chorégraphie Julia Lwowski 
Qui est Carmen aujourd’hui ? Comment s’incarne sa liberté ? Réfutant l’image figée de la femme fatale, les créatrices du jeune collectif berlinois Hauen-und-Stechen en proposent une version ébouriffée et volontiers dérangeante.


L’Aile déchirée
création
texte et mise en scène Adrien Guitton
9 > 19 novembre 2017
avec François Gardeil, Hugo Jasienski, Martin Karmann, Marie-Caroline Le Garrec, Fannie
Lineros / Laura Segré (en alternance), Gaia Singer, Laurène Thomas, Loris Verrecchia
scénographie et lumière Juliana Bettarel 
Aspirant à stimuler l’imaginaire du spectateur, le jeune auteur et metteur en scène Adrien Guitton a réuni une (pas moins jeune) troupe de comédiens, pour proposer un spectacle en forme "d’apologie du présent, de la joie, et de l’action". L’Aile déchirée, histoire d’un espoir amoureux, se veut aussi hymne à l’amour. Convoquant tour à tour un fiancé, une promise, un coryphée et un duo de clowns, Adrien Guitton compose le portrait d’une jeunesse emportée par les ivresses de l’espoir et de l’idéal, livrée aux épanchements de l’amour, de l’alcool, de la violence du monde… "Je souhaite amener le spectateur à un endroit entre le rêve et la réalité, entre un conte et une tragédie, entre une immersion totale et une distanciation nette", écrit Adrien Guitton, voix nouvelle et à découvrir.

La Passion selon Sade
mystère de chambre avec tableaux vivants de Sylvano Bussotti
mise en scène Antoine Gindt
direction musicale Léo Warynski
avec l’Ensemble Multilatérale
23 > 26 novembre 2017
avec Raquel Camarinha (soprano) et Éric Houzelot (comédien)
collaboration à la mise en scène Élodie Brémaud 
Une oeuvre charnelle et sulfureuse que le metteur en scène Antoine Gindt permet de redécouvrir aujourd’hui. Dans cette partie à trois entre une chanteuse, un acteur et un orchestre, entre théâtre et opéra, il expose "les tourments et les extases de Justine/Juliette qui, après avoir été initiée par son créateur, finit par le dominer et lui échapper définitivement."

Adieu Ferdinand !
création
trois contes écrits, mis en scène et joués par Philippe Caubère
après avoir été improvisés devant Clémence Massart, Véronique Coquet et Pascal Caubère
2 décembre 2017 > 14 janvier 2018
assistant à l'écriture Roger Goffinet 
Quoi ? Ferdinand Faure ? Des adieux ? Pour de vrai ? "Il fallait bien que ça arrive… écrit Philippe Caubère. D’aucuns penseront : "Il était temps !" Voire : "C’est un peu tard…" Peu importe : c’est là." Donc, nous y sommes : Ferdinand Faure tire sa révérence, raccroche les gants, rend son tablier – ou s’en va peut-être au diable – qu’il a tellement dansé. Une soirée imaginée en trois moments, trois contes, car Ferdinand Faure évoquera toujours le bon copain qui, sur le pas de la porte, vous en raconte une dernière, et puis revient s’en jeter un dernier sur le canapé, et puis, à nouveau, sur le pas de la porte… 

Cap au pire
texte Samuel Beckett
mise en scène Jacques Osinski
avec Denis Lavant
2 décembre 2017 > 14 janvier 2018
Puisque le pire est sans doute toujours devant nous, autant se diriger droit sur lui. Dans l’un de ses ultimes romans, livre de mots inscrits comme dans la chair, Beckett s’emploie à "Dire désormais pour soit mal dit." Vaste programme… Un texte devenu depuis matériau de théâtre, et dont s’empare Denis Lavant pour, à coup sûr, dire aussi mal que c’est écrit. "Denis Lavant est un comédien-lecteur, écrit le metteur en scène Jacques Osinski. Quand vous faites une lecture de Cap au pire avec lui, comme ça à la maison, de manière
informelle, pour voir ce que ça donne, il vous parle de Maurice Pons et de Raymond Cousse. Denis est un lecteur rare. Il a besoin des mots. Ce sont eux qui nourrissent sa vie d’acteur. Sa vie tout court." Dans l’intimité de la salle Christian-Bérard, on pourra donc assister à la rencontre d’un texte épuisé autant qu’inépuisable et d’un comédien de même nature – ou, pour dire encore moins bien avec une phrase puisée ailleurs dans Beckett : "Je sentais l’âme qui s’ennuie vite et n’achève jamais rien, qui est peut-être de toutes la moins emmerdante."

La Cantatrice chauve
texte Eugène Ionesco
mise en scène Jean-Luc Lagarce
17 janvier > 3 février 2018
reprise de la mise en scène de Jean-Luc Lagarce créée en 1991 et jouée à l’Athénée en 2006 et 2009, avec la distribution d’origine avec Mireille Herbstmeyer, Jean-Louis Grinfeld, Élizabeth Mazev / Marie-Paule Sirvent (en alternance), Emmanuelle Brunschwig, Olivier Achard, Christophe Garcia / François Berreur
(en alternance) 
Pelouse anglaise, salade anglaise et feu d’artifice de vérités bigarrées, La Cantatrice chauve fête cette année ces soixante ans sans quitter la scène. Qu’on se rassure, elle n’a pas mis une goutte d’eau anglaise dans son vin anglais, et continue d’enivrer par sa verve déchaînée. Pimpante et portant beau dans la mise en scène de Jean-Luc Lagarce, elle a pris son rond de serviette à l’Athénée, et on se réjouit de ces retrouvailles, forcément explosives.

Moscou Paradis
nouvelle adaptation de Moskva, Cheremushki
comédie musicale de Dimitri Chostakovitch
livret Vladimir Mass, Mikhail Chervinsky
adaptation orchestrale de Jean-Jacques Schmid
mise en scène Julien Chavaz
direction musicale Jérôme Kuhn
Opéra Louise
9 > 16 février 2018
avec Sheva Tehoval, Jean-Pierre Gos, William Berger, Alexandre Diakoff, Cassandre
Stornetta, Seraina Perrenoud, Augustin Laudet
adaptation des dialogues Julien Chavaz 
On l’ignorait sans doute : comme les pommes et les oranges, les cerises ont leurs quartiers, fruits de l’utopie soviétique qui prétendait offrir un logement à chacun. Mais dans le Moscou de la fin des années 1950, ce rêve est loin d’être devenu une réalité : les jeunes mariés doivent vivre chez leurs parents en languissant d’avoir une chambre où s’aimer, et pour, pour avoir un toit sur sa tête, chacun cherche une combine, une patte de bureaucrate à graisser, ou un bon plan, fut-il quinquennal…

Elle
texte Jean Genet
mise en scène Alfredo Arias
7 > 24 mars 2018
avec Alfredo Arias, Marcos Montes, Adriana Pegueroles, Alejandra Radano
espace scénique Alfredo Arias et Elsa Ejchenrand
En 1955, quand Genet écrivit – sans l’achever – Elle, on ne parlait pas encore d’identités sexuelles non binaires, ou de fluidité du genre. Mais tout vient avant à l’écrivain, qui invente un être d’essence, essence divine qui plus est, monté les fesses à l’air sur patins à roulettes, et comme toute essence, hautement inflammable. Elle, c’est le pape, rien de moins. Livrée à un photographe, Sa Sainteté se dévoile : elle est auguste absence, dé à coudre ou girafe en peluche, oui mais pourtant la terre tourne autour de sa tiare…
S’emparant de la pompe ecclésiastique dont il saisit à plaisir le théâtre, Genet livre ici un objet scénique saisissant, sans pareil, à la poésie explosive. Familier de l’auteur, interprète de Madame dans Les Bonnes, Alfredo Arias incarne lui-même cette insaisissable mélange de chair et d’auréole. "Aussi féminine que sacrée, son image réelle ou inventée se condensera finalement dans un morceau de sucre qui permettra, en absorbant un café, d’ingérer un peu de la grâce divine que sa personne représente."

La Conférence des oiseaux
musique et livret de Michaël Levinas
tiré du conte persan La Conférence des oiseaux de Farid Al-Din Attar
dans l’adaptation de Jean-Claude Carrière
mise en scène Lilo Baur
direction musicale Pierre Roullier
avec l’Ensemble 2e2m
6 > 11 avril 2018
avec Raquel Camarinha (soprano), Lucas Hérault (comédien), Hervé Pierre (narrateur)
Quoi de plus attirant pour un compositeur qu’une conférence d’oiseaux ? D’autant que ceux-ci sont les héros d’un classique de la littérature persane, oeuvre du grand poète soufi Farid Al-Din Attar, et qu’ils ont traversé à tire-d’aile les siècles et les continents. Dans l’adaptation faite par Jean-Claude Carrière pour Peter Brook, on retrouve les oiseaux réunis, en quête de leur roi, le mystérieux Simorgh. Une figure presque divine, qui, au terme du voyage, s’avèrera plus proche que l’on ne l’avait crue, prouvant que le chemin le plus court vers soi-même passe souvent par le tour du monde… Pour mettre en musique ce voyage spirituel, Michaël Lévinas a imaginé "une forme musicale lyrique narrative composée sur un livret et générée par des transformations lentes des scènes et des espaces. La salle de théâtre est comme sculptée acoustiquement. Le lieu est en continuelle transformation, et envahi par les cris et interpellations des oiseaux." Il retrouve sa complice du Petit Prince, la metteure en scène Lilo Baur, qui trouve ici la matière de préoccupations fort contemporaines : "la quête de l'identité, le choc des civilisations, l’interrogation sur les relations entre le politique et le religieux, le féminin et le masculin."

23 rue Couperin
texte et mise en scène Karim Bel Kacem
direction musicale Alain Franco
avec l’Ensemble Ictus
4 > 19 mai 2018
avec Karim Bel Kacem, Fahmi Guerbâa, Alain Franco
avec la collaboration de Lyna Khoudri, Fahmi Guerbâa, Fatima Mhaireg, Mouna Ajig, Idir Chender, Dali Benssalah, Nabil Drissi, Ziad Boudhib, Idir Mehrez, Azedine Kasri
scénographie et lumière Jonathan O’Hear 
"Outre le fait de porter le nom d’un habitat de pigeon, l’autre particularité de mon quartier d’enfance était que tous les bâtiments portaient celui d'un compositeur de musique", écrit Karim Bel Kacem. Ce point d’ancrage devient le point de départ d’une "épopée musicale, politique et visuelle ; un projet d'archéologie introspective". L’auteur et metteur en scène a grandi dans le quartier du Pigeonnier, à Amiens-Nord, dans la barre dite Couperin, entre d’autre barres nommées Mozart, Gounod et Ravel. Anticipant la destruction de trois de ces immeubles en 2019, Bel Kacem se penche sur la vie de ces quartiers, leur passé, leur devenir, et prenant de la hauteur, épouse le point de vue des oiseaux, ceux de la Conférence du poète persan Attar, ceux d’Aristophane, ou les Uccellacci i uccellini de Pasolini. Avec le compositeur Alain Franco, il tisse le canevas d’un "opéra des cités", pour "à coups de dynamite, ouvrir la cage aux oiseaux - et libérer la parole retenue."

Eden Teatro
texte Raffaele Viviani
mise en scène Alfredo Arias
24 > 29 mai 2018
Ça ne dure jamais éternellement, les Eden. À Paris, sur les souvenirs de l’un, demeure aujourd’hui l’Athénée. À Naples, le plus célèbre des cafés chantants, l’Eden Théâtre, reste immortel bien après sa fermeture, grâce à la verve du dramaturge Raffaele Viviani. Chansons pour quelques sous, petites embrouilles et grands sentiments, rêves tenaces, rivalités… C’est tout un monde qui se laisse découvrir et – forcément – aimer. De Viviani, Alfredo Arias avait déjà fait revivre Le Cirque équestre Sgueglia à l’Athénée. Il continue sa route avec l’auteur napolitain, pour une autre histoire de théâtre dans le théâtre… Ici, chanteuses de charme et amuseurs se crêpent le chignon en coulisses avant de se confronter au plus impitoyable des publics, jouant à chaque fois leur vie sur une blague ou une chanson… "Le music-hall raconté par Viviani est une corde raide où s’exprime la fragilité de l’être humain, écrit Alfredo Arias. Rien de plus fascinant que le monde de ces divas de l’Eden Teatro, au bord du gouffre, qui se disputent une misérable survie sur l’affiche et sur les planches d’un théâtre, dernier espoir d’un monde, ou carrément fin d’un monde."

Trouble in Tahiti / Manga-Café
Trouble in Tahiti, livret et musique Leonard Bernstein
Manga-Café, livret et musique Pascal Zavaro
mise en scène Catherine Dune
direction musicale Julien Masmondet
avec Les Apaches
8 > 14 juin 2018
distribution en cours
assistant à la mise en scène Didier Henry 
1950 : un couple chante son désenchantement dans une banlieue américaine.
2015 : un jeune fondu de mangas cherche sa bien-aimée derrière l’écran de son ordinateur… Romances réelles et virtuelles, de Tahiti à Tokyo, deux histoires de la vie moderne se répondent à un demi-siècle d’écart. Au swing jazzy de Leonard Bernstein répond la musique de Pascal Zavaro "peinture d’un monde industriel et romantique, où les mélodies triviales des jeux-vidéo, les jingles automatiques et grinçants des publicités s’enchaînent aux arias émues des amants bouleversés." Soit une soirée en deux actes d’amour…

Les P’tites Michu
opérette en 3 actes d’Albert Vanloo et Georges Duval
musique d’André Messager
mise en scène Rémy Barché
direction musicale Pierre Dumoussaud
avec la Compagnie Les Brigands
19 > 29 juin 2018
avec Damien Bigourdan, Romain Dayez, Philippe Estèphe, Boris Grappe, Marie Lenormand,
Caroline Meng, Artavazd Sargsyan… (distribution en cours)
dans le cadre du 6e Festival Palazzetto Bru Zane à Paris
Petites, certes, mais immenses par leur succès, Les P’tites Michu virent le jour en 1897 à Paris, tinrent l’affiche pour plus de 150 représentations, et s’en furent même aux Amériques pour porter leur gloire à Broadway. Qui sont-elles ? Blanche-Marie et Marie-Blanche, la populaire et l’aristocrate, jumelles malgré elles pour avoir été confondues dans une même baignoire, à la suite d’une étourderie épouvantable… Preuve qu’il ne faut jamais jeter les bébés dans l’eau du bain ! Quiproquos et romances, sagesse populaire et "rataplans !" se mêlent à la partition délicate de Messager, composée un an avant celle de Véronique. Une comédie de l’éducation, que l’on redécouvrira avec plaisir, portée par la verve loufoque des Brigands. L’occasion de vérifier que Madame-tout-le-monde n’est pas n’importe qui.

> Les Lundis musicaux
Renouant avec la prodigieuse série de récitals organisée par Pierre Bergé, les lundis musicaux font leur retour pour leur troisième année à l’Athénée. Des chanteurs et des pianistes encore prometteurs ou déjà très admirés explorent le répertoire de la mélodie. Rien que la beauté du piano et de la voix, rien que l’intimité et la poésie de la musique de chambre. C’est déjà beaucoup.
direction artistique : Alphonse Cemin
lundi 18 décembre 2017 › 20h
Poèmes d’un jour
Stéphane Degout baryton
Simon Lepper piano
Gabriel Fauré
Johannes Brahms
Robert Schumann
lundi 8 janvier 2018 › 20h
Liederkreis
Marianne Crebassa mezzo-soprano
Victorien Vanoosten piano
Robert Schumann
lundi 19 février 2018 › 20h
À la bien-aimée lointaine
Stanislas de Barbeyrac ténor
Alphonse Cemin piano
Ludwig van Beethoven An die ferne Geliebte
Hector Berlioz Les Nuits d’été
lundi 14 mai 2018 › 20h
Kindertotenlieder
Edwin Fardini baryton-basse
Tanguy de Williencourt piano
Gustav Mahler Kindertotenlieder

> Musique de chambre
Perspective supplémentaire : cette année Le Balcon donne aussi dans la chambre, avec quelques oeuvres éternelles ou nouvelles, en quatuor et en quintette.
direction artistique : Le Balcon
mardi 13 février 2018 › 19h
Michaël Lévinas piano
Quatuor à cordes Le Balcon
Robert Schumann Quintette pour piano en mi bémol majeur op. 44
George Crumb Black Angels pour quatuor électronique et percussions (1970)
lundi 25 juin 2018 › 20h
Michaël Lévinas piano
Quintette à vents Le Balcon
programme en cours d’élaboration
Ludwig van Beethoven Quintette pour piano et vents en mi bémol majeur op. 16


Pratique


Athénée
théâtre Louis-Jouvet

Sq. de l'Opéra Louis-Jouvet
7 rue Boudreau 
75009 Paris



Information :
01 53 05 19 19



Site internet :

athenee-theatre.com